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[Critique] Captain America : Civil War

Je vais être honnête, quand j’ai appris que l’arc Civil War serait le sujet du troisième Captain America, je n’étais pas particulièrement convaincu.

En effet, l’arc Civil War dans les comics est tellement vaste, et les conséquences qui ont suivi ont laissé une telle trace dans l’univers Marvel, qu’il me paraissait inconcevable de voir ce sujet traité sur un seul film. Pour moi, Civil War aurait dû être le sujet d’un film Avengers, voir même d’être en deux parties.

L’un des autres problèmes avec l’arrivée de Civil War dans le MCU, ce sont les problèmes de droits liés à certains personnages. En clair, certaines scènes marquantes concernent des personnages comme Johnny Storm (un des 4 fantastiques), ou une autre concerne Spider-man. Certes, pour ce dernier, il fait enfin son apparition dans le film, mais vu qu’il vient d’arriver, reprendre le même passage que Civil War (SPOILER SUR LE COMIC !!!! À savoir Spider-man qui dévoile sa véritable identité au monde entier) n’aurait pas eu le même effet que dans le comic.

captain-america-civil-war-critique-black-panther-3Bref, avec tout ça, la tâche était loin d’être aisée ! Pour ce troisième volet, ce sont les frères Russo qui reviennent à la barre, après nous avoir livré un excellent second opus sur le Captain. Donc, avant que les deux frangins s’attellent à la réalisation de Avengers : infinity ward (qui sera en deux parties), les voilà avec la lourde tâche de nous faire un film réussi sur un affrontement entre plusieurs super-héros.

Évidemment, l’affrontement n’est pas aussi conséquent que dans l’histoire originale, si le comic Civil War nous présentait quasiment tous les super-héros qui s’affrontaient, c’est ici réduit à un affrontement en cinq contre cinq. Finalement, ce n’est pas parce qu’ils sont peu que le face-à-face n’est pas dantesque.

Dans sa première partie, Civil war reprend le même ton plus adulte que nous avait offert le second film. Il est même plus sombre, ici, l’heure n’est plus aux vannes (même Tony Stark n’en fait pas !) et s’avère une suite directe du précédent, notamment en nous en apprenant un peu plus sur le soldat de l’hiver. Durant cette première partie, le film renoue avec le style « film d’espionnage » qu’on avait eu avec le précédent. Clairement, à ce moment, on a la sensation qu’on est bien devant un troisième Captain America. Mais lorsque l’on commence à nous présenter le duel entre les super-héros, on perd un peu le côté « film d’espionnage » pour revenir vers un Avengers.

Captain-America-Civil-War-Trailer-TeamCap-low-resEn clair, si la première partie est très sérieuse, c’est au moment d’une des plus grosses scènes d’action du film, qu’il subit une grosse rupture de ton. En clair, ça gâche un peu le sérieux du film. Malgré tout, difficile de lui reprocher grand chose à cette scène, même si elle cause une rupture de ton dans le film, elle s’avère totalement jouissive, nous offrant du fun absolu !

Finalement, l’histoire du Civil War cinématographique s’avère très différente de ce qu’on avait pu lire. Même si le film reprend pas mal de grandes lignes de l’arc comics. Moi qui suis un grand fan du Civil War version papier, je pensais réellement que ça me poserait problème de voir quelque chose de différend sur grand écran. Finalement, le film, tout en s’écartant de l’histoire originale, arrive à nous proposer l’un des meilleurs films de l’univers Marvel. (Même si ma préférence se tourne vers Winter Soldier, mais ce n’est qu’un avis perso.)

Civil War, à travers ses enjeux nous offre une tension bien plus palpable que les précédents longs-métrages de l’univers, notamment une baston finale qui nous laisse scotcher à nos sièges.

captain-america-civil-war-bande-annonce-955273Ce nouveau film est aussi l’occasion de nous présenter deux nouveaux super-héros, d’un côté, Black Panther, et de l’autre, Spider-man. Pour le premier, en plus d’avoir un design hyper cool, est aussi interprété brillamment par l’acteur Chadwick Boseman, c’est simple, il m’a donné envie d’en voir plus sur son personnage lorsque son film solo arrivera. Pour Spidey, il fait donc ses premiers pas dans le MCU depuis que Marvel en à récupérer les droits. Donc, on reprend tout à zéro, on oublie la trilogie de Sam Raimi ainsi que les 2 opus qui avait servi de reboot. Peter Parker à désormais les traits du jeune Tom Holland. Il ne restait plus qu’à savoir si le Spider-man version MCU allait être réussi ? Et bien la réponse est un grand OUI !!!! En à peine quelques séquences, le nouveau Spider-man nous fait oublier les précédents apparus sur grand écran ! Voilà enfin le vrai Spider-man des comics, celui qui n’arrête pas de parler en pleine baston, et qui sort vanne sur vanne.

En clair, Civil War est une réussite. J’aurais juste un seul regret, le fait que même si le film est excellent, il n’aura pas autant d’impact que le Civil War version comics avait eu.

Note : 9/10

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[Critique] Batman v Superman

Depuis longtemps, les fans de l’univers DC ont toujours rêvé de voir les deux leaders de la justice league se mettre sur la gueule sur grand écran. La faute en revient à Frank Miller, qui, avec son comic « The Dark knight returns« , nous avait offert un duel entre les deux protagonistes absolument épique !

Au final, l’affrontement au cinéma était vite devenu une arlésienne, à tel point que le film « Je suis une légende » avait mis un petit clin d’œil en montrant une affiche du film (alors qu’à l’époque, il n’y avait encore aucun projet en cours). Puis est arrivé le film Man of steel, et même s’il a beaucoup été critiqué, je peux dire que personnellement, je l’avais beaucoup apprécié. Man of steel s’annonçait comme le premier ouvrant l’univers partagé de DC, en réponse à Marvel. Et quand Snyder à annoncé que le deuxième verrait l’affrontement entre Batman et Superman, je ne cache pas que j’étais comme un dingue !

batman-v-superman-l-aube-de-la-justice-bande-annonce-finale-951278Le seul souci, c’est qu’avec un seul film, il fallait introduire Batman (sachant que la trilogie de Nolan n’est pas prise en compte) et qu’avec ça, le film se permet aussi de rajouter Wonder Woman. Un pari risqué quand on sait que la concurrence à prix le temps de faire des films solos par personnage avant d’arriver à Avengers.

Au final, qu’en est-il en sortant de la salle ? Est-ce le combat épique qu’on attendait tous, ou une grosse déception ? Je vais être honnête, Batman a toujours été mon super-héros préféré, j’attendais chaque film de la trilogie de Nolan avec la plus grande excitation que je n’ai jamais eu pour d’autres films. Je ferais passer Batman avant n’importe quel autre film de super-héros, à tel point que j’aurais tendance à tout pardonner dès l’instant qu’il y a Batman (bon, j’ai toujpours pas pardonné Batman Forever et Batman & Robin, j’ai mes limites quand même !), et au final, je suis ressorti de la salle, non pas en sautant de joie comme un gosse de 8 ans, mais plutôt en disant « Ouais, c’était sympa, mais…« 

Et c’est ce « mais » qui pose problème, car le film n’arrive jamais à glorifier son propos. Reste que l’idée de l’affrontement n’était pas une mauvaise idée en soi. Il se base sur Bruce Wayne qui était à Métropolis lors des événements de Man of steel, et qu’à ce titre, il voit le danger que représente Superman. Malheureusement, au lieu de rester fixé sur ces deux personnages, le film tente de nous donner des indices sur la future Justice League. Au final, on pourrait citer une certaine séquence de rêve qui n’est ici uniquement pour annoncer le futur Justice League, mais ne fait pas avancer l’histoire principale. Et ce n’est pas la seule scène, ce qui donne, en somme, un film assez décousu et s’annonçant plus comme une immense bande annonce à Justice League, plus qu’un véritable affrontement entre Batman et Superman.

wonder_womanD’ailleurs, parlons-en de ce fameux face-à-face, LA baston qui est en parti responsable du fait qu’on ait pris un billet pour voir ce film. Et bien, c’est loin d’être le face-à-face épique auquel on pouvait s’attendre (surtout que les raisons pour lesquelles Superman décide d’affronter Batman sont franchement bateaux !). Bref, si vous voulez voir un affrontement complètement dingue entre les deux super-héros, je vous conseille plutôt de vous tourner vers le long-métrage d’animation en deux partie « The Dark knight returns« , qui, en plus d’être un grand, très grand film d’animation sur Batman, se conclut par une séquence de baston totalement folle et épique entre Superman et Batman !

Si vous avez vu les multiples bandes-annonces, vous savez donc que le face-à-face n’est pas vraiment l’histoire principale, mais qu’un autre super-vilain était au cœur de l’histoire. Certes, cela nous donne une superbe scène d’action finale, mais on ne peut pas s’empêcher d’avoir un sentiment de « c‘est trop tôt !« . En effet, alors que l’univers cinématographique de DC est encore tout jeune, pourquoi mettre autant de choses qui se seraient bien mieux intégré dans le film Justice League.

Passons au casting maintenant, si on avait découvert Henry Cavill en Superman dans Man of steel, la question se posait sur Ben Affleck, Jesse Eisenberg et Gal Gadot, incarnant, dans l’ordre, Batman, Lex Luthor et Wonder Woman. Commençons par le père Affleck, honnêtement, aucun reproche sur son interprétation de Batman, même s’il est quand même très différent de ce qu’on a pu voir précédemment, du coup, j’ai eu un peu de mal à m’y habituer.(Et j’ai encore du mal au fait que Batman tue, et qu’il s’en contrefout ! )

Pour Jesse Eisenberg en Lex Luthor, il fait le taff, mais il reste dans la vague des prestations que Gene Hackman et Kevin Spacey nous avait offert auparavant, mais en plus subtile. (voyez par là que les précédentes incarnations de Luthor faisaient surtout penser à des super-vilains pour enfants, je ne les critique pas, hein, disons que c’était le but à l’époque.)

Mais la bonne surprise réside sur Gal Gadot, même si on la voit très peu, je la trouve parfaite pour incarner Wonder Woman, ajoutant tout ce qu’il faut pour un personnage pas forcément facile à interpréter ! Sa première grosse apparition m’a provoqué de réels frissons (et puis le sublime thème de Hans Zimmer sur le personnage à aidé aussi.)

Batman-V-Superman-GuardsD’ailleurs, puisqu’on parle de Hans Zimmer, il fait ici équipe avec Junkie XL (qui avait signé la bande originale du dernier Mad Max), et les deux nous offrent des moreaux puissants, le meilleur étant le thème de Wonder Woman, comme dit plus haut. Même si ce n’est pas la meilleure partition de Zimmer, elle est suffisamment bonne pour que la BO soit en boucle dans mes oreilles dans les semaines à venir.

En conclusion, on aurait pu s’attendre à mieux pour un affrontement qui s’annonçaient épique, en comparaison, j’ai plus pris mon pied devant le face-à-face entre Daredevil et le Punisher dans la série de Netflix que devant ce film. Malgré tout, le film reste un très bon blockbuster pas désagréable, il est décevant, certes, mais quand je vois que le film à une note inférieure à Batman forever sur Rotten Tomatoes, c’est complètement abusé et pas mérité, le film vaut quand même mieux que ça.

Note : 7/10

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[Test] Street Fighter V

Pour n’importe quel fan de jeux de bastons, les nouveaux volets de Street fighter sont parmi les plus attendus. Et dire que ce cinquième opus était attendu pour tous les fans de coup de tatane et de boule de feu est un doux euphémisme. Le précédent volet était sorti en 2009, 7 ans sépare les deux volets, même si, entre-temps, on a eu le droit aux versions « Super » et « Ultra » de Street fighter IV, deux versions rajoutant des personnages et équilibrant un peu plus le gameplay au fil des années.

Avec l’arrivée de ce cinquième opus, la question qui se pose est : « Est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer à la caisse si l’on a déjà Ultra Street fighter IV ?« . Une question à laquelle je vais tenter de répondre dans cet article.

12801293_10208193846275053_3354078858224529084_nCe qu’il faut d’abord savoir, c’est que Capcom à promis de ne sortir aucune version « Super », « Ultra » ou « Prime plus vachement mieux qu’avant EX« . Non, Capcom voit son jeu sur la durée, et proposera du contenu au fil des prochains mois. Avec de nouveaux personnages, un véritable mode histoire débarquant au mois de juin, des nouveaux costumes, etc. Évidemment, pour en profiter, on pourra passer à la caisse pour débloquer du contenu, mais ce ne sera pas obligatoire et on pourra débloquer ce contenu avec de la monnaie virtuelle qu’on débloquera en jouant au jeu. Reste à savoir cependant, si c’est raisonnable et que n’importe qui pourra débloquer ce contenu, du moment qu’il joue un minimum, ou s’il faudra être un « hardcore gamer » qui pourrait même battre un adversaire les yeux bandés. On ne saura ça qu’à partir de mars, là ou le premier contenu arrivera.

Pour l’instant, le jeu n’a que 16 personnages jouables, et même si ça peut paraitre faible, comparé à un Ultra SF IV qui en avait plus d’une quarantaine, SF V à le bon goût de nous présenter des personnages très différents l’un de l’autre. En gros, pas de personnages « clones » comme on avait eu souvent droit dans les précédents SF, ici, chacun a des coups et une maniabilité différente. Même Ryu et Ken se dirigent un peu différemment (mais rassurez-vous, les Hadoken et Dragon punch sont toujours à leurs programmes !).

Au niveau maniabilité, ce nouvel opus se montre plus grand public que le précédent, vous aurez moins de mal à faire des coups spectaculaires, même si vous êtes néophyte dans le genre. Malgré tout, SF V garde tout de même son côté technique, et un joueur qui maîtrisera sur le bout des doigts un personnage continuera à enchaîner les combos sans problèmes.12798887_10208193838514859_8340745239254704365_nSF V est bien plus offensif que les précédents volets et certains systèmes de SF IV ont disparu pour laisser la place au niveau système du jeu, appelé le V-system. Ainsi, en appuyant simultanément sur poing moyen et pied moyen (triangle et rond, donc !), au lieu de déclencher la focus attack qui était réservé au quatrième volet, vous déclencherez la V-Skill. Chaque personnage à une V-skill différente, ainsi, Ryu pourra contrer un coup, R.Mika fera appel à sa partenaire qui viendra donner un coup au personnage adverse, etc. Une fois la barre de V-Skill remplie, vous pourrez déclencher le V-trigger. Idem, chacun étant propre à son personnage, Ryu aura alors les poings électrifiés, Chun-li doublera ses coups, ou chez d’autres personnages, ça déclenchera des grosses attaques, comme Rashid qui activera une tornade.

sfvscreens10v-triggercriticalartpng-f9d2e5_cbsnDans SF IV, on avait le droit à deux barres, l’une, une fois remplie déclenchait le super combo du personnage, et l’autre, l’Ultra combo, qui étaient les attaques les plus dévastatrices du jeu. À la place, on a désormais la barre de V-skill dont je vous parlais plus haut, et aussi la barre de Critical Art, c’est cette barre, qui, une fois rempli, vous permettra de déclencher un super combo. Du coup, si dans le précédent opus, chaque personnage avait 2, voir 3 super attaques, ici ils en n’ont plus qu’une chacun.

En clair, au niveau gameplay, le jeu est quasiment parfait ! Maniabilité exemplaire, fluide et graphiquement très beau, dès la manette en main, vous prendrez un plaisir certain et si vous avez aimer SF IV, alors vous adorerez SFV, car il est bien au-dessus !

Mais maintenant, on va s’attaquer au truc bien moins cool du jeu : le contenu ! Je vous ai dit que Capcom débloquerai du contenu au fil des mois (voir des années !), et bien, pour l’instant, on est que le premier mois du jeu, et si vous avez craqué, comme moi, y’a de grandes chances que soyez frustré lorsque vous lancerais le jeu pour la première fois.

12805824_10208193835434782_4599009148722914227_nDéjà, le menu du jeu est sommaire et pas vraiment agréable à l’œil, surtout si l’on compare à son prédécesseur, mais surtout, si vous êtes principalement un joueur solo, vous n’aurez pas grand choses à vous mettre sous la dent. En effet, il n’y a pas encore de mode défis (un mode très pratique pour s’entraîner avec les personnages), et surtout, aucun signe d’un mode Arcade, le mode de jeu de base de n’importe quel jeu de baston ! Pour l’instant, il faudra se contenter d’un mode survie (qui permettra de débloquer de nouvelles couleurs pour les personnages) et un mode histoire. On pourrait se dire que le mode histoire peut compenser tout ça, sauf que le mode histoire se termine en quelques minutes pour chaque personnage. En gros, vous verrez des dessins racontant l’histoire du personnage que vous avez choisi, entrecoupé de quelques combats, et ces combats, vous en aurez 2, voir 3, pas plus. Et le pire, c’est que ces combats sont vraiment trop faciles, et ne se déroulent que sur un round. En clair, on ne prend même pas plaisir à apprécier ces fameux combats. Vous allez peut-être croire que j’exagère, et bien, vous allez voir votre tête quand vous vous lancerez dans ce mode !

Non, pour l’instant, la seule manière de s’éclater sur ce jeu, c’est de jouer avec des potes en mode versus, ou bien sur les matchs en ligne. D’ailleurs, le mode en ligne était plutôt catastrophique au lancement, mais à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai plus trop de soucis pour me connecter.

En conclusion, si ce Street fighter V vous fait de l’œil, je vous conseillerais d’attendre encore quelques mois, histoire d’avoir un minimum de contenu, car pour l’instant, le jeu semble avoir été sorti dans la précipitation, et on a un peu la sensation de jouer à une version bêta. Malgré tout, une fois qu’on aura vraiment du contenu conséquent sur ce jeu, SF V se placera comme le must des jeux de bastons, car son gameplay est exemplaire ! (C‘est pas le cas de son contenu !)

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[Critique] Deadpool

Le personnage de Deadpool avait été plutôt malmené au cinéma, depuis son apparition dans le film Wolverine : origins. N’ayant plus aucun rapport avec le personnage qu’on connaissait des comics, on croyait le personnage définitivement mort et enterré pour une adaptation, au moins correcte, du héros complètement cintré ! Surtout que les droits du personnage étaient à la fox, un studio qui a pourri un nombre incalculable de films (Les 4 fantastiques version 2014, c’était eux !), et quand on sait l’impertinence, et la violence que caractérise le personnage dans ses comics, on pouvait se dire que ces gros coincé de la fox allait dire un gros « NON« , ou alors un gros « on fait un film familial, ou Deadpool, il prendra sous sa coupe un jeune, et ce dernier retrouverait le père qu’il n’a jamais connu, et on verra que ce bon vieux Deadpool, il est vachement gentil, en fait !« .

Bref, si le projet s’annonçait mort depuis quelques années, c’est grâce à une fuite volontaire d’un extrait du film prévu à la base, qui avait été annulé. L’extrait à fait un énorme buzz sur la toile, et, comme par magie, le projet renaît de nouveau. Je pense que l’on doit cette résurrection à Ryan Reynolds. L’acteur étant fan du personnage depuis qu’il l’a découvert dans les comics, je pense qu’il n’avait pas envie de rester sur ce Deadpool désastreux qu’il avait incarné dans Wolverine.

deadpool-movie-images-new-mutantsMalgré tout, on pouvait quand même craindre le résultat final. Au final, Deadpool à fait un buzz énorme bien avant la sortie du film, grâce à une campagne marketing géniale, entre un Deadpool qui défonce avec un projecteur un présentateur qui insiste sur le fait que le film doit être familial ou encore une bande-annonce version « comédie romantique ».

Bref, tout ceci a créé un énorme engouement, à tel point que le film est déjà classé dans les meilleurs démarrages de l’année. Mais bon, qu’en est-il, au final, après les 1h40 de métrage ?

Le final commence sur une scène d’intro absolument génial, on sait tout de suite que l’horrible Deadpool de Wolverine : origins est mort et enterré ! Place au vrai Deadpool, celui qui sort vanne sur vanne, qui est vulgaire, violent, et qui s’amuse à briser le quatrième mur.

Scénaristiquement, le film prend quelques libertés par rapport aux comics. Et ce n’est pas son meilleur atout. On pourra, par exemple, reprocher au film sa love story, qui sert de fil rouge, mais elle est finalement aussi barrée que ce que l’on pouvait attendre du personnage. Et au final, elle ne m’a pas gêné.

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Ce qui réussit beaucoup au personnage, c’est le fait de briser le quatrième mur. Du coup, on rira beaucoup sur le fait que Deadpool ,lui-même, critique les défauts du film, comme le manque de budget, par exemple. En effet, l’arrivée d’un vrai Deadpool au cinéma tient du miracle (Et grâce au buzz de l’extrait leaké, que je soupçonne même d’avoir été programmé par Ryan Reynolds, lui-même ! ). Et vu que les droits appartenaient à ce studio de coincer de la fox, et que le film s’est vanté d’être classifié Rated-R (c’est-à-dire une interdiction aux moins de 17 ans aux États-Unis), fallait se douter que le film n’ait pas le budget d’un Wolverine ou d’un X-men, et malheureusement, ça se sent un peu. Par exemple, une grande partie du film tourne autour de la scène de l’autoroute, mais s’entrecoupe de flashback.

Pendant tout le film, le film enchaine vannes sur vannes, et on se marre à la plupart. Malgré tout, le fait que ça ne s’arrête jamais, bah, elles ne sont pas toute excellente, et certaines ne sont pas forcément drôles. Mais rien de grave, car les trois-quarts sont hyper drôles et représentent bien que ce Deadpool est un gros taré, loin des stéréotypes du super-héros.

En conclusion, cette adaptation de Deadpool est excellente, on se marre tout le long, et ça fait du bien de voir un personnage Marvel un peu plus « fucked-up » que les autres au cinéma. Bref, y a quelques petits défauts, mais c’est trash, c’est violent et c’est vulgaire, donc, allez-y, c’est génial !!!

Note : 8/10

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[Event] Showeb série 2016

Bonjour à tous !

J’écris cet article bien tard. Je vais revenir pour vous sur le Showeb série 2016 qui a eu lieu le 12 janvier dernier.
Premier du nom, cet événement est destiné aux journalistes et blogueurs, organisé par Le film français, en partenariat avec NewCast et Série Mania. L’occasion pour les diffuseurs de nous présenter leurs contenus à venir.
Les diffuseurs présents étaient : OCS, Studio+, Syfy et 13ème rue, Arte et TF1. Quelques absents de poids, Netflix, Canal+ (seulement présent avec Studio+) et France télévision.

C’est OCS qui ouvre le bal avec :
Les grands: Une série de Vianney Lesbasque (Les petits princes) qui nous fera suivre une bande de collégiens au quotidien avec les soucis et interrogations de leur age.
Open Space : série de science fiction avec comme inspiration : Les Gardiens de la Galaxie, Seul sur Mars, Interstellar.
La bouse : Comédie déjantée traitant de l’agriculture.
José : Le retour de Jésus sur Terre 10 jours avant la fin du monde pour remettre  de l’ordre et il commence par changer de prénom en se faisant appeler José.
Irresponsable : Dramédie mettant en scène un trentenaire de retour chez sa mère qui va devenir pion dans son ancien collège et redécouvrir son amour d’enfance et apprendre qu’il est papa.
In America : la troisième saison.
Chaplin à Bali : documentaire sur Charlie Chaplin en manque d’inspiration qui part pour Bali.
Du coté série US :
Vinyl : série Rock’n’roll de Martin ScorseseMick Jagger et Terence Winter. New-york dans les années 1970, le label musical American Century record se meurt, le directeur va tout mettre en oeuvre pour le faire perdurer. Dès le 15 février sur OCS.

Ash versus evil dead : la suite de la saga Evil Dead par Sam Raimi.
Kingdom : la saison 2 où l’on suit une famille de Los Angeles qui évolue dans les arts martiaux.
Blunt Talk : série mettant en scène Patrick Stewart (Professeur X dans X-men) où il incarne un journaliste anglais qui a pour mission de donner des conseils aux américains, mais ses décisions à l’antenne ne sont pas des meilleurs.
The walking dead : La saison 6.
Turn : En 1776, un fermier est recruté par des amis d’enfance pour former un groupe d’espion qui inversera le court de l’histoire américaine dans son combat pour l’indépendance.
Girlfriend experience : les relations d’une call-girl avec ses clients ce n’est pas toujours évident.
Westworld : Série d’anticipation produite par JJ Abrams avec Anthony Hopkins. L’action se déroule dans un parc d’attraction peuplé de robots qui proposent au visiteurs de revivre plusieurs époques. Enfin, la technologie nous réserve parfois des surprises.
Girls : la saison 5 diffusée dès le 22 février sur OCS.

C’est Studio + qui prend la suite.

Studio + est l’une des branches de Canal + dont l’objectif va être de proposer plein de mini-séries adaptées aux mobiles. Tel que :
Brutal, a taste of violence : Une série composé d’épisodes de 5 minutes mettant en scène David Belle (Banlieue 13) avec du sang et de la baston.
Et plein d’autres à venir.

Syfy et 13ème rue continue avec :
Killjoys : Une équipe de chasseurs de prime chargé de capturer des criminels dans le système planétaire. dès le 16 février sur Syfy.
Heroes Reborn : La suite de la série Heroes où l’on retrouve avec joie les personnages de la première saison. (perso, je suis fan ! )
Les chroniques de Shannara : Série adaptée du roman de Terry Brooks produite par Jon Favreau. Dans le style héroïque fantaisie, cette série nous plonge dans un monde fantastique ou l’Ellcrys, un arbre protecteur commence à perdre ses feuilles signes que les démons sont de retour. Allanon le dernier druide se réveille (et il est Badass !).  diffusé sur Syfy depuis le 12 janvier.

Dig : Un agent du FBI enquête à Jérusalem sur le meurtre d’une archéologue, il va mettre à jour une conspiration vieille de 2000 ans qui pourrait changer le court de l’histoire.

Arte enchaîne avec :
Trepalium : Dans un futur proche, les actifs et non actifs sont séparés par un mur. Le gouvernement sentant des tensions, propose une loterie pour que 10 000 sans emploi passent le mur.
A ne pas manquer ! Une bonne série française à venir ! 🙂
Vous pouvez d’ailleurs vous rendre sur trepaliumjournal.arte.tv pour découvrir l’envers du décor raconté par un non actif. Diffusé dès le 11 février sur Arte.

Wolf Hall : Cette série narre l’ascension de Thomas Cromwell à la cour d’Henri VIII.
Peaky Blinders : en 1919, à Birmingham, la famille Shelby surnommée les Peaky Blinders, est redoutée de tous. Campbell, nouveau chef de police à pour mission de nettoyer la ville.
Jordskott : Sept ans après la disparition de sa fille, l’inspectrice Eva Thörnblad n’a pas encore fait son deuil. Quand elle apprend qu’un jeune garçon vient de disparaître dans la même forêt que sa fille, Eva décide de retourner dans sa ville natale afin de faire la lumière sur cette enquête.

TF1 termine avec des séries françaises :
Mortus Corporatus : Saison 2 qui nous propose de suivre Gaspard un faucheur de la mort Inc, chargé de tuer les cibles de la grande faucheuse, mais pas si simple quand on est maladroit. La saison 1 est disponible ici => mortuscorporatus.com , ça se regarde assez vite et c’est sympa ! 🙂
Le secret d’Elise : Cette série met en scène une famille emménageant dans une maison hantée par le fantôme de la petite Elise, décédée en 1969. Nous allons suivre l’histoire en 1969, 1986 et 2013, en faisant un saut d’une époque à une autre de manière habile et captivante.

-Sam : Une mère de famille célibataire prof de français déjantée incarnée par Mathilde Seigner. Avec en parallèle de la série du transmédia avec « Sam’stress » parodie de vidéo Youtube par les fils de Sam.

La main du mal : Un avocat défend un assassin (interprété par Joey Starr). Après la victoire il refuse de serrer la main de son client qui lui fera payer en tuant sa femme.

Clem : 5 nouveaux épisodes de la série à venir.

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Random : Coup de cœur découvert lors de ce showeb, sur une image de la VOD du site MyTF1. Random est une websérie financé sur Ulule qui petit à petit commence à se faire connaître. J’ai regardé toute la saison 1 d’une traite et j’ai hâte de voir la saison 2 (en préparation).
Dans cette série on suit six individus confrontés à un phénomène étrange qui les empêche de quitter l’appartement dans lequel ils se sont retrouvés.
Simple sur le papier, mais le scénario est bien creusé. J’ai adoré !
Épisodes de la saison 1 disponible sur le site tout neuf : randomlaserie.com

Puis pour finir avec TF1, les série US :
Person of interest : la nouvelle saison
Les Expert : Cyber : Les experts version cybercriminalité.
Les mystères de Laura : La série suit  une policière en attente de la finalisation de son divorce et qui essaie de mener de front travail et vie de famille comme mère célibataire de fils jumeaux. Pas facile, quand votre supérieur est aussi votre futur ex.
Blindspot : Une jeune femme couverte de tatouages mais totalement amnésique est découverte dans un sac de voyage, au beau milieu de Time Square. Chacun de ses tatouages est en réalité un indice, qui renvoie à un crime que le FBI a intérêt à élucider au plus vite.

Gotham : Nouvelle saison de la série basée sur les personnages des comics et plus spécifiquement ceux de James Gordon et Bruce Wayne.
DC’s legends of tomorrow : Rip Hunter, un agent faisant partie de la confédération des maîtres du temps est envoyé dans le passé pour recruter un groupe de super-héros et de super-vilains capable d’affronter une menace planétaire. Ce groupe est composé de Captain Cold, Heat Wave, The Atom, Hawkgirl, White Canary et Firestorm.
Lucifer : Le fils de Satan s’ennuie en enfer et décide de prendre congés et de partir à Los Angeles. Alors qu’une pop star se fait abattre sous ses yeux, il mène l’enquête avec une femme qui résiste étrangement à ses charmes.

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[Critique] Les 8 salopards

Avant que vous entamiez la lecture de cet article, je risque de faire des mini-spoilers, et sur ce film, le mieux est d’aller le voir en n’en sachant le moins possible. Personnellement, je suis allé le voir en évitant la plupart des images et bandes-annonces, et je pense que j’ai bien fait !

Clairement, ce nouveau Tarantino risque de diviser pas mal de monde, vu à quel point ce long-métrage est très différent des derniers films du cinéaste, Django et Inglorious Basterds en tête !

KurtRussellSamuelLJacksonHatefulEightOn va commencer par l’un des gros défauts du film. On sait à quel point le cinéaste aime s’attarder sur de longues scènes de dialogues, et bien, c’est toujours le cas, et là, c’est peut-être un peu trop ! En effet, le film souffre d’un premier tiers vraiment trop long, à tel point que certains risqueront d’en décrocher totalement, et n’arriveront plus à se remettre dans le film. Au final, cette très longue introduction sert à mettre en place les personnages, et instaurer une véritable tension. D’ailleurs, quand je dis que ce film est très différent des précédents films du cinéaste, c’est surtout dû au fait que Les 8 salopards est bien plus sérieux que les précédents. En gros, le film prête bien moins à la déconne que ne le faisait Django, ou Inglorious Basterds ou encore ses précédents films. Le film basculant même vers l’horreur. D’ailleurs, derrière ce huit-clos enneigé, on ne peut s’empêcher de penser au cultissime The Thing de John Carpenter, les créatures dégueulasse en moins ! Et l’ajout de Kurt Russell en chasseur de primes paranoïaque n’est certainement pas anodin au côtés référentiel.

On l’attendait depuis longtemps, mais ce nouveau film signe enfin la collaboration entre Tarantino et le compositeur culte Ennio Morricone. Et clairement, certains risquent d’être surpris par la composition du bonhomme, car si Les 8 salopards à des allures de western à la Django, au final, on est surtout en face d’un thriller. Et la composition de Morricone rajoute à cette ambiance lourde, rajoutant même une certaine étrangeté au film (mais pas dans le mauvais sens du terme). D’ailleurs, c’est pour ça que le film mérite à être vu en salle dans les meilleures conditions possible, car, si l’on n’est pas en face d’un blockbuster qui en met plein les yeux, l’étrangeté toute particulière du film sera vraiment immersive dans une salle de cinéma. (et encore mieux, en allant le voir en 70 mm, comme ce sale chanceux de Daxupit !!!). Pour en revenir à la BO, si on était habitué à ce que le cinéaste nous propose des morceaux très atypiques dans chacun de ses films, souvent en remettant à la mode de très vieux morceaux, là, ils se font plus discrets, le cinéaste préférant donner la priorité au score de Morricone, et ce n’est pas plus mal, car ça permet au film d’avoir une bande originale cohérente pendant tout le film.

10570394_10208380877096792_3085343519732761453_nJe disais plus haut que le film était très long à démarrer, mais une fois que ça démarre, et bah putain, ça démarre !!!!! On arrive dans un festival de folie furieuse qui ne s’arrête plus ! C’est violent, très violent même !!! (âmes sensibles, s’abstenir !) J’irais même jusqu’à dire que c’est peut-être l’un des films les plus violents du cinéaste.

Du côté du casting, cela fait plaisir de retrouver des têtes qu’on avait connues dans les premiers films de Tarantino, comme Tim Roth ou Michael Madsen. Samuel L.Jackson, est, comme toujours, génial dans son rôle et nous offre un monologue absolument génial ! Mais le meilleur rôle du film revient à Jennifer Jason Leigh, méconnaissable et surtout effrayante, car on ne sait pas trop ce qu’elle a fait, mise à part qu’elle a une énorme prime sur sa tête par rapport à ses actes. L’actrice incarne parfaitement la folie du personnage, et ses regards sont tétanisants !

En conclusion, même si le film aurait mérité d’avoir une demi-heure de moins, Tarantino signe là l’un de ses films les plus matures. Et puis quand l’un de mes cinéastes cultes se rapproche d’un de mes autres cinéastes cultes (John Carpenter), je ne peux que tomber amoureux de ce film !

Note : 8/10