Archives pour la catégorie Bon plan

[Test] Child of Light

Le secteur du jeu vidéo est un milieu cruel, entre les blockbusteurs à la mode, bénéficiant de budgets de développement et de communication pharaonique. Il y a peu de place pour les petits indépendants qui développent dans leur coin des jeux certes plus modestes, mais aux idées souvent plus fraîches et novatrices.

Il est vrai que sur le blog nous vous parlons plus souvent de cette première catégorie, d’une part parce que nous l’aimons aussi, et d’autre part parce que c’est avant tous les informations que vous recherchez.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Child of light, qui est peut-être l’hybride entre les deux.

En effet, Child of ligth est développé par le géant du jeu vidéo Ubisoft, et plus particulièrement par la branche Ubisoft Montréal, une équipe d’une quarantaine de personnes (qui bossent aussi sur la licence assassin’s creed) qui est en charge de ce projet. Utilisant le moteur Ubiart Framework, le jeu arbore un visuel en aquarelle de toute beauté qui s’inspire des œuvres de l’artiste John Bauer. Véritable conte de fée vidéo-ludique, il vous embarque dans le monde enchanté de Lumeria pour qui désire laisser parler son âme d’enfant.

Les tons aquarelles du titre sont un régal pour la rétine, les niveaux sont pensés comme un tableau, en scrolling horizontal, ils se découvrent d’un coté à l’autre. Il est même agréable de prendre deux minutes pour souffler et être simplement contemplatif du travail de l’équipe d’ubisoft.

Cependant, ne vous laissez pas tromper par ce style minimaliste, car sous ces airs enfantins se cache un véritable RPG à la japonaise. Les combats se déroulent ainsi au tour par tour, où la notion de temps est primordiale. Les actions se passent en deux temps, l’attente d’une part, plus ou moins rapide en fonction du personnage, puis à la fin de cette jauge, le choix : attaque, magie, objets, remplacement, alors intervient la phase d’action ou le personnage charge son intervention (plus elle est puissante plus elle est longue), puis l’action se fait et ainsi de suite. Les fans de RPG à l’ancienne seront dans des petits chaussons au bout de quelques minutes de jeu. De même, sans etre explicitement dit, chaque personnage a un job. Aurora, l’héroïne joue la polyvalence avec des capacités équitablement réparties et des attaques type lumière. Flinn lui, est l’élémentaliste du groupe, foudre, feu, eau, seront ses alliés, et il est parfaitement complémentaire avec Oengus et ses hauts point de vie. Sa force physique hors normes en fait le guerrier ultime. Toujours pour satisfaire les puristes, vous avez la possibilité de combiner des cristaux afin d’obtenir des pierres précieuses plus puissantes pour rendre vos armes élémentaires, où obtenir plus d’expérience. L’obtention des pierres les plus puissantes vous prendra du temps.

Je prends juste deux secondes pour vous parler de Igniculus, ce petit élémentaire de lumière qui vous accompagnera tout au long de votre périple (Igniculus qui rappelle le slime mori mori de dragon quest). Il est d’une aide précieuse. Hors combat, il vous aidera à dénicher des coffres dans l’obscurité, et à éblouir les monstres afin de créer des attaques surprises qui vous donnerons l’avantage au début des combats. Puis en combat, il aura deux fonctions, soit éblouir les ennemis ce qui ralentira leur barre d’action et vous donnera l’avantage. Soit, il aura des avantages sur le groupe d’ Aurora, en les soignant en les baignant dans sa lumière. Ce genre d’élément montre que l’équipe d’Ubi a soigné son jeu jusque dans les détails.

Du point de vue de la narration, n’oublions pas que nous sommes dans un conte de fée. Aurora jeune princesse au cœur pur, voit, suite au décès de sa mère, le roi, son père se remarier avec une méchante belle-mère. Suite à cela, Aurora tombe malade et décède. Notre princesse aux cheveux rouges se réveille alors dans le monde de Lemuria, ce denier est sur le point de chavirer car la méchante reine veut en prendre le contrôle pour y asseoir son pouvoir maléfique. L’histoire est certes très linéaire, pour autant, Ubisoft a tenté un twist dans le milieu de sa narration. Les interventions et les dialogues entre les personnages sont en vers, et en alexandrins, et colle parfaitement à l’ambiance du jeu. Nous sommes certes dans un univers très manichéen, avec des gentils très très gentils, et des méchants, très très méchants… normal, après tout nous sommes dans un conte.

Pour accompagner ces images poétiques, la musique du jeu a été confiée à l’artiste française cœur de pirate. Et je dois reconnaître que l’ost est un petit bijoux, le thème d’Aurora est simplement magique. Le piano et les violons collent parfaitement à l’univers onirique du monde de Lemuria. Cependant, je dois reconnaître que sur le milieu du jeu, j’ai ressenti une légère lassitude, des thèmes qui peinent à se renouveler.

Il est des jeux qui n’ont pas besoin de surenchère, où la simplicité maîtrisée suffit pour proposer un jeu qui joue dans la cours des grands. D’une durée de vie plus qu’honnête pour un prix de 15€ en full démat, où de 20€ pour le collector physique (mais sans le jeu), à la fois simple mais complet, accessible mais technique, non sans défauts, Child of light cultive les ambiguïtés. Ubisoft Montréal nous montre une nouvelle voie pour le jeu vidéo. Loin de la violence outrancière, aux antipodes des stéréotypes du média, Child of light emportera dans son sillon qui conque, a su garder son âme d’enfant. Cela fait du bien de souffler, de prendre le temps de se laisser porter par les périples d’Aurora et de ses comparses. Child Of Light est pour moi un véritable coup de coeur pour ce début d’année 2014.

[Test] Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Il est des noms de jeux vidéo qui ont marqué l’histoire de ce média ainsi que les esprits des joueurs. Metal gear solid en fait partie, révolutionnaire dans son genre, novateur pour son époque, chaque titre qu’il s’agisse de metal gear solid 2 en son temps, où de Ground zeroes aujourd’hui, fait avancer le jeu vidéo, le fait grandir, mûrir, et nous le devons à un homme : Hideo Kojima.

A l’heure ou Metal Gear Solid V Ground Zeroes (MGSGZ) est sorti il y a quelques jours, après avoir pu enfin poser mes paluches dessus, et finir la quête principale, il est temps de prendre un peu de recul sur ce titre tant il a pût, à son insu, être couvert de boue sur les réseaux sociaux, forum ou autres places où n’importe quel crétin peut décrier le titre pour attirer sur lui un peu de lumière. Qu’en est-il vraiment ?

 

Enfin de la next gen ?
Visuellement nous voyons bien que nous avons franchi un cap depuis la génération précédente, les effets d’humidité, de ruissellement, les lumières des projecteurs, le tout rends l’univers extrêmement crédible. Mention spéciale aux effets de lumières qui sont tout bonnement hallucinants de réalisme.

La série évolue :
Sans être le fan premier de MGS, c’est une licence qui m’est chère pour la simple et bonne raison qu’avec FF7,  ce fût l’une des premières aventures qui a marqué au fer rouge mon expérience de joueur. Mais je dois admettre que depuis snake eater, je m’était lassé de ce gameplay rigide et quelque peu élitiste, tant c’était au joueur de s’adapter au gameplay et non l’inverse.

Avec ce MGSVGZ, j’ai enfin retrouvé plaisir a contrôler Snake. Moins pateau, plus simple, enfin la série se modernise sans pour autant se « causualiser ». Pour autant, l’arrivée du mode réflexe (lorsque vous êtes découvert le temps ralenti quelques secondes, pour tenter de neutraliser le garde et ainsi empêcher l’alerte générale) rend la possibilité de rusher plus permissive. Kojima dépoussière le gameplay pour insuffler plus de nervosité dans son titre, et se met au goût du jour pour satisfaire les joueurs expérimentés et novices.

Metal gear solid V Ground Zeroes : le bac à sable de Kojima
N’oublions que ce MGS est un précurseur dans plusieurs domaines. En effet, Ground Zeroes est le test grandeur nature de l épisode pilote, un peu à l’instar des série Tv. Au vue des coûts de développement pharaoniques du moteur Fox engine ( 4 ans de développement ) qui fait tourner ce MGS ce test inaugure la possibilité de tester l’intérêt des joueurs avant de se lancer dans une production plus longue et plus onéreuse. Ce nouveau mode de distribution sera t-il le nouveau mode économique de demain?
MGSGZ est le premier jeu à utiliser le moteur Fox Engine, et les équipes de Kojima production, ce sont entraînées sur Ground Zeroes.
La base Omega, est le premier MGS à mode ouvert, et il y sera 200 fois plus grand dans le futur Phantom Pain.

La durée de vie :
Haaaaaaaaa! Voilà la question qui fait polémique. Alors, oui c est un prologue, oui c’est court. Mais honnêtement ?! De vous à moi ?! cantonner un MGS à ces seuls critères tiens de l’aberration.
J’ai terminé la mission principale en un peu plus de 2h30, MAIS, avec les missions secondaires, les objets à collecter, les prisonniers à sauver ont tient là, 10 bonnes heures faciles. Après mon premier run et avoir fini l’histoire principale, j’en étais à 9%.
Mais MGS est le genre de jeu dont l’expérience finale dépend de l’investissement du joueur. Pour les jusqu’auboutistes, arpenter la base Omega de fond en comble vous tiendra en haleine un bout de temps.
Et je clôturerai ce chapitre sur la durée de vie en vous demandant de vous rappeler MGS 2 ? Honnêtement ? Combien de temps avez-vous passé sur l’intro dans le tanker ??

Au final, MGSGZ sort au bon moment, il est parfait pour les joueurs désireux d’appréhender la next gen, car sur ps4, niveau next gen, on à un peu la dale !! Sur current gen, le jeu s’en tire avec les honneurs, moins fluide et textures un peu plus baveuses, mais  loin d’être exempt de tout défauts, cela reste du grand art. Bien qu’étiqueté au statut de prologue, l’expérience MGS est au rendez-vous, et à ce prix, 29.99€ il serait dommage de passer à coté. Kojima nous met l’eau à la bouche en nous laissant avec une scène de fin tournée en plan séquence de folie, haletante, choquante, surprenante et nous laisse sur une série d’interrogations.

Snake plus en forme que jamais, gameplay modernisé, joueurs bousculés, ce MGSGV est une expérience peut être courte mais puissante, à aucun moment le joueur n’est pris pour un pigeon. Le joueur y trouvera ce qu’il à envie d’y mettre. Nous voici l’eau à la bouche et dans l’attente d’un an pour phantom pain. Et n’oubliez pas que chaque prisonniers sauvés, armes trouvées seront sauvegardés ET cerise sur le gâteau, transférés dans votre future sauvegarde de Phantom Pain…

Donc, plus d’hésitation, foncez sur ce titre qui vous apportera bien plus qu’il n’y parait !!!Chaque Metal Gear Solid est une expérience, et celui ci ne déroge pas à règle.

(jeu testé sur PS4 et Xbox 360).

[Précommande] Child of Light Collector

Loin des ses licences phares, loin de ses assassins, de ses pirates informatiques, ou des ses rongeurs fou. Ubisoft nous surprends avec une aventure pleine de charme et de poésie : Child Of Light.

 

Développé par Ubisoft Montréal, le jeu utilise le moteur Ubi-Art Framework,et fait des merveilles avec la direction artistique. Son style crayonné et aux couleurs aquarelles flatte la rétine. Nous sommes dans un véritable conte de fée vidéo-ludique.

Concernant les mécanismes, nous sommes en terrain connu, il s’agit ici d’un RPG tactique des plus traditionnels, avec prise d’expérience, plus de 200 compétences à débloquer et plus de 600 combinaisons de cristaux, les puristes apprécieront.

Bien que ce jeu soit 100% dématérialisé, je salue l’initiative d’Ubisoft de sortir un collector pour leur titre, bien que je serais toujours surpris de l’intérêt d’un collector « physique » pour un jeu 100% démat.

Le coffret contient :

– un code de téléchargement pour le jeu (logique)

– Un poster conçu par Yoshitaka Amano

– Un artbook de 24 pages

– Un DLC de Custom pour Aurora

– Un DLC Golem (personnage jouable exclusif au collector).

– Un porte clé lumineux Igniculus

Un tout petit collector donc, à un prix tout aussi mini, en effet le jeu seul en démat est dispo pour 14.99€, et le collector « physique » pour 5€ de plus, soit 19.99€. A ce prix, il n’y a pas de question à se poser.

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent mon aversion pour le 100% démat, étant de la vieille école, il est important pour moi de posséder ma version physique, d’ailleurs, les nombreux unboxing que vous pouvez retrouver sur le blog le prouvent. Mais j’avoue être totalement tombé sous le charme de cette nouvelle licence qu’est Child Of Light, et je ne voulais pas passer à coté de ce titre, quitte à passer du côté obscur de la force, et à acheter ma version full démat. C’est pourquoi je félicite Ubisoft pour cette bonne idée de nous proposer ce petit coffret à prix mini. Mes étagères apprécieront.

Cependant, seuls, les PC, PS3 et PS4 sont concernés par cette édition collector, pour nos amis Xbox seule la version full démat sera disponible sur les plateformes de téléchargement. Un choix bien étrange.

On se retrouve le 20 avril 2014, date de sortzi du jeu pour l’unboxing 😉

Cinq bonnes raisons de surveiller de très près Metal Gear Solid : Phantom Pain

Il arrive, non, pas Phantom Pain, mais son petit frère, Metal Gear Ground Zéro. Ce dernier n’est qu’un prologue, une mise en bouche avant l’ouverture du grand bal. On peut presque le toucher du bout des doigts, le prochain MGS approche !!!

Et voici cinq bonnes raisons de s’intéresser à cette saga, et son retour sur next gen.

  • 1 / le monde ouvert

Metal Gear revient sur console de salon et, cette fois-ci, finit les couloirs ou même les open space. Pour la première fois dans l’histoire de la série, nous avons accès à un monde ouvert, et avec lui la possibilité d’escalader les murs et autres obstacles, l’infiltration prend du relief.

Pour ce prologue, il ne s’agit que d’une mise en bouche, puisque l’espace de jeu qui sera proposé dans Phantom Pain, est aux dires de Kojima, 200 fois supérieur à celui de Ground Zero.

  • 2 / modernisation de l infiltration

MGS se remet à la page. Après un épisode sur PS3 en 2008. La série de référence en matière d’infiltration tactique revient plus en forme que jamais. Et Kojima, papa de MGS se met au goût du jour. Aujourd’hui, d’autres jeux sont devenus des spécialistes dans ce domaine, Assassin’s Creed (Dont Hideo Kojima est un grand fan), Splintercell, Deus Ex
Kojima prend le meilleur de chaque licences et les ressert à sa sauce. Maintenant, il est possible d’apercevoir les silhouettes ennemies au travers des murs, où encore, le temps passe en bullet time dès que l’on est découvert (certains puristes crieront au scandale). La série évolue.

  • 3 / Des personnages charismatiques

Chez Kojima, les frontières entre le cinéma et le jeux vidéo, sont quasi inexistantes et ces histoires sont toujours ponctuées de héros, némésis ou anti-héros toujours plus intenses et écrit d’une plume de maître. On les aime, on les déteste, mais ils nous laissent jamais indifférent. Sur cet opus, c est « quiet » qui attire sur elle les projecteurs.
On sait peu de choses sur elle, mais sa tenue légère ( le string de combat?? ) a déjà fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux. Avant de vociférer sur le bon sens du personnage, je préfère juste rappeler, que les femmes, ont toujours eu une grande importance dans les scénarios de Kojima. Sniper Wolf, Fortune, et bien sûr Meryl. Toutes ont un caractère fort, et une réelle personnalité. Wait & see.

  • 4 / Des scènes fortes

Tout est dans le nom de l opus !! « Phantom Pain« . Kojima se positionne une nouvelle fois en révélateur de l’horreur de la guerre et nous montre qu’elle n’a rien à voir avec les images édulcorées des informations.
La guerre, c’est l’horreur, des larmes et du sang, des séquelles à vie que les soldats emportent avec eux, même loin des conflits.
Le terme même de « Phantom Pain » , soit, douleur fantôme évoque les symptômes ressentis par certains amputés, en éprouvant des douleurs aux membres qu’ils ont perdu.
De plus, nous avons pût nous apercevoir lors des différents teasers que Kojima n’hésite pas à nous montrer des enfants soldats ( cinématique? Ou Persos tuables in game? ), une scène de torture assez hard core : La guerre dans toute son horreur.

 

5 / Ground Zéro n’est que l’apéritif

En janvier, beaucoup d’encre a également coulé concernant la durée de vie de Ground Zéro, qui, je vous le rappelle, sert de prélude à Phantom Pain, qui ne sortira que l’année prochaine. 2 heures pour certains, 6 heures pour d’autres. Kojima lui-même a fait taire la rumeur, en parlant d’expérience et que la durée de vie était largement plus conséquente avec les missions optionnelles. Les premiers tests de jeu qui ont eu lieu au Japon disent qu’en 2 heures de jeu, l’histoire principale était bouclée, mais le menu principal affiche 9%.

Il est important de noter que toute la magie Kojima est là, que votre sauvegarde de Ground Zéro sera réutilisée pour Phantom Pain, ainsi les personnages que vous liquiderez et/ou sauverez dans Ground Zéro, apparaîtront ou non en fonction de vos choix précédents.
Voilà le genre de petites choses que j’aime : le sens du détail.

Metal Gear Solid V : Ground Zero sort maintenant dans un petit peu plus d’un mois, ami(e)s fan d’infiltration, le fils prodigue est de retour le 20 mars 2014 sur Playstation 4, Playstation 3, Xbox One et Xbox 360, et aussi en téléchargement PSN et XBL.

[ Test ] Grand Theft Auto 5

Dans le genre « jeu le plus attendu », on peut dire que GTA 5 se pose là ! Il faut dire que Rockstar a gagné ses galons d’éditeurs de qualité, grâce à la saga GTA, évidemment, mais aussi grâce à d’autres jeux qui se révèlent tout aussi bon (Red dead redemption, par exemple…).

Alors que, chaque année, on peut s’attendre à ce que ça soit encore le nouveau Call of duty qui dépasse tous les records de vente, il a fallu que GTA 5 arrive pour, qu’en une journée, ses ventes battent tous les records (800 millions de dollars engrangés en 24 heures !).

Il faut dire qu’il s’était fait attendre ce nouvel opus, le dernier GTA est quand même vieux de 5 ans ! Du coup, je vous cache pas que je faisais partis des millions de personnes qui n’en pouvaient plus d’avoir le jeu entre les mains.

GTA, pour Rockstar, c’est avant tout une grosse déclaration d’amour au cinéma, même si on sait bien que les ventes astronomique du jeu ne sont pas dû à ce fait, il est difficile de ne pas voir de multiples références au genre lorsqu’on à un GTA devant nous. Vice city avait comme ultimes références Scarface et L’impasse, et San Andreas citait la plupart des films de gangs comme Boyz n the hood, menace to society ou encore Colors. Ce nouveau GTA nous montre trois braqueurs, et évidemment, le film dont on trouvera le plus de références est bien sûr le somptueux Heat de Michael Mann. D’ailleurs, le personnage de Michael pourrait faire penser au personnage joué par Robert De Niro et Trevor, dans sa psychologie et dans son physique à quelques similitudes avec le Waingrow de Heat. Il y a même une mission qui le cite ouvertement, lorsqu’on heurte un fourgon blindé de côté avec un camion et qu’un des convoyeurs n’entend plus rien suite au choc qu’il a subi.

Bon, assez parlé de références cinématographiques, il est temps de parler du jeu en lui-même, et ce que ça vaut une fois le pad en main. Comme vous le savez tous maintenant, ce GTA 5 innove en laissant prendre le contrôle, non pas d’un, mais de trois personnages. Ce fût l’une de mes craintes lors de l’annonce du projet, est-ce que ça n’allait pas altérer notre attachements aux personnages ? Et bien, force est de reconnaitre que non, d’une part parce que chacun des 3 protagonistes est très différent. Michael est un ancien braqueur qui ne demande qu’a prendre une retraite bien tranquille dans sa villa en sirotant au bord de sa piscine, Franklin est un jeune de banlieue qui veut vivre la grande vie et Trevor est l’ancien complice psychologiquement instable de Michael. Le scénario fera évidemment se croiser les 3 personnages. Ainsi, durant le jeu, on pourra changer de personnages en appuyant sur une des directions de la croix directionnelle. Et à chaque changement, on aura le droit à une petite scène qui introduit le personnage qu’on a choisi, les plus drôles étant celles incluant Trevor, mon personnage s’est même retrouvé sur une île déserte, en slip, se réveillant avec pleins de cadavres autour de lui, what else ?!?

Parlons maintenant du terrain de jeu, annoncé comme l’une des maps les plus grandes qui ait été faite dans un jeu-vidéo, je ne cache pas que sur les premières heures de jeu, je n’ai pas senti l’immensité du territoire. Pourtant, c’est après plusieurs heures de jeu qu’on découvre à quel point la map est immense, entre la grande ville ou encore les montagnes qu’on peut rejoindre via un téléphérique, le changement d’univers se fait sentir. D’ailleurs il faut saluer les détails hallucinants qui gorgent cette immense ville, pas une maison ne se ressemble, même les passants sont tous différents. C’est simple, je suis à plus de 50 heures de jeu et je découvre encore quelques détails que je n’avais jamais remarqué.

Pour ce qui est de l’intelligence artificielle, allez dans la grande ville et la réaction des passant sera plus « lâche », les gens n’hésitant pas à prendre la fuite lorsque l’on commet un délit. A contrario, si vous allez dans la petite ville ou l’on découvre Trevor pour la première fois, vu que l’endroit est peuplé de rednecks, les passants n’hésiteront pas à sortir un flingue pour vous canarder.

D’ailleurs, l’une des qualités du jeu est dans la réaction des personnages autour de nous, foncez dans une voiture et l’automobiliste n’hésitera pas à vous faire un doigt d’honneur, volez une voiture en sortant un conducteur et ce dernier prendra son portable pour appeler la police. Pareil pour les fusillades, si vous êtes en pleine fusillade contre des flics, et que vous avez en avez blessé un, l’un de ses co-équipier essaiera de le trainer pour le cacher derrière un obstacle.

Pour les véhicules, la conduite des voitures et autres engins à 4 roues, ou moins, s’avère assez facile à piloter, d’ailleurs on est plus dans une conduite arcade que dans une simulation ( ça tombe bien, c’est pas là-dedans que j’ai envie de faire du Gran Turismo…). D’ailleurs, un très bon élément du jeu, c’est la gestion des dégâts d’un véhicule, votre voiture s’abimera en fonction de l’accident que vous avez eu. Quelqu’un vous a rentré dedans sur le coté d’une roue et cette dernière sera de travers et bloquera, vous empêchant de rouler correctement. Il m’est déjà arrivé de conduire une bagnole toute plate car elle avait été prise en sandwich par un train.

En ce qui concerne les véhicules volants, la prise en main est bien plus délicate. Il faudra un certains temps d’adaptation pour enfin maitriser un hélicoptère ou un avion . D’ailleurs, j’en profite pour dire qu’on pourra augmenter les compétences de chaque personnage, que ça soit l’endurance, la conduite, etc. Et si je parle de ce point au moment où je parlais des engins volant, c’est parce qu’on pourra voir cette différence dans la conduite de ces véhicules-là. Conduisez un hélicoptère avec Trevor, qui était un ancien pilote, et ça passera tranquillement, par contre, avec Franklin, ses premières phases de pilotage seront très difficiles à gérer, son hélicoptère (ou avion) allant dans tous les sens. Il faudra améliorer ses stats pour qu’il puisse piloter correctement.

Pour ce qui est du mode scénario, on ne peut pas reprocher un côté trop répétitif du jeu, chaque mission étant différente et la plupart s’avèrent d’une très grande réussite, surtout pour les braquages. D’ailleurs, parlons-en des braquages, l’une des grandes qualités des missions réside là-dedans. A chaque braquage à faire, il faudra le préparer, déjà en choisissant la méthode, soit plus discrète ou un peu plus « radicale » (et vous passez un peu moins inaperçu pour le coup !). Avant qu’un braquage n’ait lieu, il faudra le préparer, en espionnant le trajet d’un fourgon blindé ou encore en volant une ambulance pour passer inaperçu plus tard. Et pour chaque braquage, il faudra choisir son équipe, si, bien entendu, Trevor, Franklin et Michael seront toujours de la partie, il faudra choisir d’autres complices pour que le casse se déroule bien. Dans le choix des complices, il faudra bien choisir, vous pouvez prendre quelqu’un qui a d’excellentes stats, mais du coup, sa part sera plus grosse, ou alors, vous choisissez quelqu’un aux stats très basses qui aura une part du butin très faible. Suivant le choix, ça aura une incidence sur le braquage en lui-même, par exemple, lors d’une mission ou il vous faudra passer par les égouts en moto, un des associés prendra des motocross alors qu’un aux stats plus faible prendra des motos de courses, pire encore, vous pourriez tomber sur un associé qui se gourera de chemin lors de la fuite en moto, alors que c’est lui qu’on est censé suivre. Bref, des missions excellentes avec un grand nombre de rejouabilité si l’on veut découvrir un peu toutes les voies qu’on peut suivre.

Concernant l’histoire en elle-même, elle est très bonne, et comme je l’ai dis plus haut, fait beaucoup de références à plusieurs films de braquages. Et chaque personnage est attachant en soi, pas un ne prend le pas sur l’autre, même si beaucoup préféreront Trevor par son côté totalement allumé. Malgré tout, l’histoire générale ne laissera pas un souvenir inoubliable, surtout quand, dans l’année, on s’est bouffé des scénarios inoubliable tels que Bioshock infinite, The last of us ou plus récemment Beyond (le test arrivera quand j’aurais fini le jeu.).

En conclusion, ce GTA est, une nouvelle fois, un très grand cru qui doit être la bibliothèque de tout fan de jeu-vidéo. Mais avant de conclure définitivement cet article, il est temps de parler de l’application mobile et, bien entendu, du mode online.

 

Application mobile iFruit :

Pour aller avec ce nouveau GTA, une nouvelle appli mobile est sortie, intitulée iFruit. Malheureusement disponible uniquement pour les possesseurs d’Iphone pour le moment, les premiers jours de cette appli étaient assez douloureux. En effet, au début que je l’avais, l’application plantait sans arrêt et il était quasiment impossible d’y accéder, heureusement, des mises à jours ont été faites pour régler le problème, et ça fonctionne sans problème. Donc, l’intérêt de cette appli est le fait qu’on peut personnaliser ses véhicules via son mobile, un principe sympa, mais pas indispensable, mais surtout l’appli sert à s’occuper du chien de Franklin. Cette appli sert à s’occuper du bien être du chien, en lui donnant à manger et à boire et en le promenant via des mini-jeux. Ces mini-jeux sont assez marrants au début (par exemple, retirez les strings de toutes les filles qu’on croisent sur une plage…) mais deviennent vite lassants. L’appli permettant aussi d’apprendre des tours au chien ou encore de lui acheter d’autres collier. Au final, on a plus l’impression d’avoir un tamagotchi et quand on a autant de patience que moi, ça saoule très vite.

GTA online :

Si vous avez voulu tester le multi de GTA dans les premiers jours, on peut dire que c’était laborieux ! C’est simple, pour ma part, pendant plus d’une semaine, j’avais pu créer mon personnage et voir la scène d’intro, mais au moment de faire la toute première course, le jeu bloquait sur « en attente d’autres joueurs » ! J’aurai pu laisser charger pendant 2 jours que ça aurait pas changer ! Un patch est apparu un peu plus tard, et là, nickel, sauf que……….j’avais bien peaufiner mon personnage et j’avais grimper de plusieurs niveaux jusqu’à ce que mon personnage disparaisse complètement quand j’ai lancé une nouvelle partie ! Obligé de tout refaire à zéro, j’étais content…

Depuis, de nombreux patchs sont arrivés, et je ne rencontre plus du tout de problème (mais on va pas parler trop vite, hein !) et je peux enfin dire ce que ce multi vaut après quelques heures passés dessus.

Donc une fois son personnages créé, via les physiques des grands-parents et des parents (on peut même avoir John Marston de Red dead redemption comme papounet !), nous voici dans Los Santos. On incarne donc un personnage muet qui arrive dans la ville et qui devra se faire un nom, à travers des missions, braquages et autres courses.

L’un des changements par rapport au solo, c’est au niveau du choix des vêtements, là ou c’était assez limité dans la partie hors-ligne, dans le online, on a le droit à un large choix de fringues, qu’on débloquera au fur et à mesure qu’on augmentera de niveau.

On croisera plusieurs personnages, certains qu’on connaissait assez bien dans le solo, et d’autres inédits qui nous proposeront tout un tas de missions. Ça peut aller du vol de voiture, à de la came à piquer en plein deal. On peut effectuer ces missions à plusieurs évidemment, mais on peut aussi les faire seul, bien que ça sera bien plus dur qu’avec d’autres personnes qui nous aident.

Dans ce mode multi, on pourra s’acheter sa voiture, l’assurer (pour la signaler en cas de pertes ou de vol.) et aussi s’acheter des garages pour pouvoir placer toutes ses voitures et même s’acheter un appart. Mais avant d’avoir tout ça, il faudra passer quelques heures sur le multi pour avoir assez d’argents pour se les payer.

Au niveau des multi, ça peut aller du simple match à mort, à la course de bagnole ou autres véhicules, ou alors des activités comme un bras de fer, un tennis, etc. Bref, de nombreuses activités qui vous prendront pas mal de temps.

Lorsque que vous vous mettez sur le online, vous êtes sur la carte et vous pouvez croiser d’autres joueurs, si vous voulez ne pas être emmerdé, vous pouvez vous mettre en mode passif, les autres joueurs ne pourront donc pas vous attaquer. Par contre, dans ces sessions, y’a toujours, de temps en temps, des gros lourds qui flinguent à tour de bras. Et bien, il y a système de prime, un joueur vous a flingué et vous êtes assez rancunier ? Alors mettez 5000 dollars sur sa tête et tous les autres joueurs en auront après lui ! Le joueur en question pourra même plus se taper une prostituée tranquille sans avoir un mec derrière lui qui veut le buter !

En conclusion, ce multi reste très bon malgré un début calamiteux, et on pourra reprocher certaines missions un peu trop répétitives, mais les fans de GTA resteront des heures dessus.

Bilan final :

Ce GTA 5 est un immense cru, qui vous prendra énormément d’heures de votre vie et s’avère indispensable pour tout bon fan de la saga. Par contre, ceux qui n’ont jamais aimé les GTA, je pense pas que c’est celui-là qui leur fera changer d’avis.

NOTE : 9,5/10

(Jeu testé sur Xbox 360)

[Déballage] Skylanders : spyro’s Adventure

Après avoir longtemps hésite, j’ai enfin succombé à l’appel des Skylanders !!

Pour ceux qui vivent sur une autre planète vidéoludique, ou qui ont hiberné depuis le début de l’année, Skylanders : Spyro’s adventures est un jeu vidéo action plateforme destiné aux plus jeunes. Mais le véritable intérêt de ce soft réside dans son concept unique, Le DLC physique.

En effet, Activision, nous propose ici, une idée innovante et un vent de fraîcheur  importer vos figurines préférées à l’écran et jouer avec !!!!! le starter de base est proposé avec le jeu, et « le portail magique ». Ce dernier est un socle qui sert à poser les fameux Skylanders. Au nombre de 32 pour la première génération, 3 sont vendues dans le bundle de base, reste donc 29 restantes à collectionner (sans compter les éditions spéciales).


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du point de vue de l’histoire, comme le jeu s’adresse avant tout aux 7 ans et plus, le scénario n’est pas des plus palpitants, Kaos (le méchant de l’histoire) fait régner les ténèbres sur le monde des Skyland. Et c’est au joueur, devenu « Maître du portail » d’invoquer ces Skylanders pour défaire le plan maléfique de Kaos. Je profite de l’occasion pour vous parler des doublages français, bien que le texte soit traduit de façon très humoristique, les voix sont horripilantes à souhait !!!! surtout celle du méchant qui m’insupporte au plus haut point !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais Skylanders : Spyro’s Adventures mérite t-il d’être sous les feux des projecteurs à ce point? Et bien la réponse est OUI !!! Car son gameplay bien que simple, se révèle d’une richesse suffisante pour satisfaire les joueurs les plus âgés (et fortunés). Tout d’abord, il est parfaitement possible de finir le jeu avec le bundle de base. Mais ce serait passer complètement au travers de la magie Skylanders. À l’instar des Pokemons les Skylanders sont réparti en huit familles :

-Feu

-Eau

-Vie

-Mort Vivant

-Tech

-Air

-Terre

-Magie

Dans chaque niveau, se trouvent des portes. Derrière, se cachent un niveau bonus avec un item pour booster les caracteristiques de votre Skylanders. Mais ces portes élémentaires, ne sont franchissable que par une famille bien précise. Autre exemple, le niveau est divisé en plusieurs sections, et en fonctions de ces zones, un Skylanders d’un type spécial y est favorisé, il y gagnera plus d’XP et infligera plus de dégats liés à son élément. Inutile de vous dire que l’on se prend vite au jeu et que l’on cours vite à la caisse pour acheter les figurines des éléments qui nous manque. 

Là ou le jeu révèle toute son intelligence, c’est dans ces différents niveaux de lecture de jeu, ainsi que dans le level up des personnages. Les plus jeunes y trouveront leur compte avec une histoire rigolote, pleine d’humour. Pour les joueurs plus exigent, pas de problème ils seront servis, complèter un niveaux à 100% (soit trois étoiles – Finir le Chapitre – Progression – Collections), sera un challenge de taille, de même, chaque Skylanders dispose d’un défi héroïque propre ou un objectif est à accomplir dans un laps de temps précis… le challenge est là !! pour finir sur le gameplay, je précise que le boss de fin m’as mis quelques cheveux blancs tant la difficulté du boss de fin est ardue et donc, une armée de Skylanders est nécessaire tant ils tombent comme des mouches!!

Pour Activision c’est un coup d’essai et un coup de maître !! tous les publics sont visés, les plus jeunes pour le coté Pokemons, figurines, collection et jeu aventure. Et les plus grands, pour le challenge, level up, et up grade !!!! je dois dire que je suis fan sur tous les plans !!!!!! Et cerise sur la gateau.. les legendaires… Un peu comme avec pokemon et ses Shiney… vous trouverez dans les enseignes spécialisées des figurines exclusives, que vous ne trouverez nul part ailleurs… j’ai croisé des mères de familles en train de faire des dépressions nerveuses dans les rayons ^^ heureusement que super Juju était là pour les aider !!!.

Au final, Activision nous présente le DLC physique… moi qui suis contre d’habitude, là , je suis pour à 200% ^^ et c’est avec un plaisir non dissimulé que je rempli jour après jour mon étagère. Pour être franc, je suis même surpris que Nintendo n’y ai pas pensé plutôt pour sa célèbre licence des « Monstres de Poche ».

Pour ce jeu qui, a mon goût, fait souffler un grand vent de fraîcheur sur le monde vidéoludique, et vu le carton mondial de la licence, nous n’avons pas fini d’entendre parler des petits monstres de chez Activision.

Ma note 14/20