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[Expo] Super Normaux – Galerie Sakura Bercy Village

Bien le bonjour à tous !

Je m’en vais aujourd’hui vous présenter une exposition que j’ai eu plaisir à découvrir, « Super Normaux » dans la Galerie Sakura située à Bercy Village jusqu’au 7 juillet prochain.

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Basée sur le thème du livre de Grégoire Guillemin « For Your Eyes Only: Secret Life of Heroes« , cette exposition nous montre les super-héros comme on ne les voit jamais.

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D’autres artistes se sont joints à Grégoire Guillemin apportant chacun leur touche et leur univers personnel.

Je commencerais par Ideealizse, une artiste que j’apprécie beaucoup de part son talent et sa sympathie. Son style est basé sur le « triangulart » qui consiste à inventer ou réinventer des œuvres en y intégrant des polygones, plus précisément des triangles. Étant un fan de la triforce, je ne peux qu’aimer tous les trigones qui habillent ses réalisations.

Je tiens d’ailleurs à la remercier de nouveau, car c’est grâce à elle que j’ai eu vent de cette chouette exposition.

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Elle a d’ailleurs customisé une borne d’arcade de The Arcade Company avec laquelle vous pourrez jouer à Batman.

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Je continuerais avec Richard Tran, un artiste que j’ai découvert lors de cette exposition et qui mérite d’être mis en valeur.

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Peter Ware  mélange illustration et typographie. Le résultat est génial comme vous pouvez le voir ci-dessous.

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Kevin Lam revisite lui les super-héros incarnés par les Minions, les petits personnages jaune du film « Moi, Moche et Méchant« .

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Bunka qui nous offre des œuvres graphiques colorées reprenant beaucoup de super-héros et personnages de dessin animé.

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Marcus Mok avec des réalisations en noir et blanc (avec un effet vieilli) sympathiques.

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Pablo Cialoni s’exprimant avec divers styles graphiques, présent ici avec des personnages bien connus pixelisés.

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Justin Vangenderen nous propose des affiches liées à nos super-héros préférés.

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Lewis Forde présent avec des affiches de style vintages.

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Ulaş Başoğlu nous offre une vision de super-héros dans l’ouest sauvage.

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Il y a encore des tas d’œuvres à découvrir au sein de la galerie, je ne peux que vous inviter à y faire un tour. C’est une chouette idée de sortie entre amis ou en couple accompagnée d’un restaurant ou d’un ciné ( voir les deux ! )à Bercy Village.

L’exposition est gratuite et l’entrée est libre du mardi au vendredi de 12h à 20h et le samedi et dimanche de 11h à 20h.

Notez également que la Galerie Sakura expose aussi dans le marais actuellement et jusqu’au 18 juin l’exposition « Bang Bang » basé sur le western. Je vous ferai un retour si je m’y rends dans peu de temps.

[Test] Disney Infinity 2.0

Bonjour !

Aujourd’hui, je m’en vais vous parler du second volet du jeu Disney Infinity ! Si vous êtes passé à coté ( On ne sais jamais, un sommeil cryogénique, sorti de votre grotte récemment, né de la dernière pluie ? ) sachez que Disney Infinity, premier du nom est sorti en fin d’année dernière, ce dernier nous permet de jouer avec nos héros Disney favoris, ( Enfin, pas tous, pour le moment j’espère ! ) et surtout de collectionner un tas de figurines, car il utilise la technologie NFC, ( Near Field Communication, comprenez communication en champ proche ) il faut donc se procurer les figurines des personnages que vous voulez incarner dans le jeu.  Pour ma part, ayant une collectionnite aiguë ( comprenez la maladie de collectionner avec excès ) j’ai préféré ne pas me procurer ce jeu, pour ne pas dépenser toutes mes économie dedans. Mais ça, c’était avant  Mais ça, c’était sans compter sur le génie du géant Disney qui nous permet avec cette version 2.0 d’incarner et de collectionner différentes figurines Marvel, car c’est bien autour de Marvel que tourne ce nouvel opus. J’ai donc craqué en me procurant la version 2.0 puis dans mon élan la première version afin de tester les compatibilités entre les figurines et les deux jeux.
Je vais commencer par vous présenter les différents aspects du jeu avant d’entrer plus en détail.

Plusieurs modes de jeu vous sont proposés dans Disney Infinity : les aventures ou la toy box.  


Les aventures sont débloquées grâce à des petits trophées que vous devez placer sur votre socle avec votre figurine et qui vous donnent accès à une histoire originale dans différents univers ; l’aventure des Avengers, l’aventure Spiderman et l’aventure Gardiens de la galaxie. A savoir que vous ne pouvez jouer qu’avec les personnages liés à l’aventure en question. Vous ne pourrez donc pas incarner Spiderman dans l’aventure gardien de la galaxie bien que quelques exceptions existent, comme le fait de pouvoir jouer Iron man dans les trois aventures. ( au dos de la boite de chaque figurine, vous pourrez voir avec quelle aventure cette dernière est compatible). A noter que l’aventure Avengers est fournie avec le pack de démarrage Disney Infinity 2.0.

La toy box, plus communément appelée « le bac à sable », permet de créer votre propre aventure ou mini-jeu. C’est votre imagination qui fixera les limites ! Même si votre console risque de bloquer votre imagination, il est donc préférable d’opter pour la version PS4 ou Xbox One pour avoir une toy box plus grande ( et de meilleurs graphismes ! ) Vous pourrez ensuite partager votre création avec les autres utilisateurs ( après vérification de Disney ) et donc également télécharger des toy box proposées par la communauté. Et croyez-moi, il y en a qui ne manquent pas d’imagination !

 

Dans ce nouveau volet, apparaît maintenant votre INtérieur, sorte de maison ou base secrète que j’apprécie particulièrement ! Cela vous familiarise assez bien avec le fonctionnement de la toy box.

Également présent, le hall des héros ( version 1.0 ) et le hall des super-héros ( version 2.0 ) un endroit qui vous permet de découvrir de belles statues des différentes figurines que vous avez utilisé. Plus vous jouez avec une figurine et plus elle sera belle , bronze puis argent et enfin dorée. Vous pourrez également voir les « power discs » utilisés. Les power discs sont de petits disques que l’on peut poser sur le socle pour donner un bonus à notre personnage ou obtenir de nouveau objets dans la toy box.

Vous retrouverez également un pack composé de Merida (Rebelle) et de Stitch accompagnés de deux power disc contenant chacun un mini jeu, pas de pack aventure dans ce dernier. A noter que d’autre figurines accompagnent ce pack comme Donald, Aladdin, la fée clochette, etc…

Parlons maintenant des figurines ! Pour commencer, si vous avez joué à la première version de Disney Infinity, vous remarquez que ce n’est plus la même matière qui les constitue. En effet, les figurines 2.0 sont plus souples et donc moins fragiles que leurs grandes sœurs. Mais si la beauté extérieure change, la beauté intérieure n’est pas en reste ! Car dans la version 2.0 nos figurines peuvent monter à présent jusqu’au niveau 20 ! Ces dernières intègrent également à présent un diagramme de compétences ( un arbre de talent, si cela vous parle mieux ) permettant de booster votre figurine et rendant ainsi votre figurine ( presque ) unique !

Vous pourrez même jouer avec vos figurines de la version 1.0 sur la version 2.0 ( juste dans la toy box, vu que les aventures sont liés aux personnages 😉 ) et  ces dernières pourront également évoluer jusqu’au niveau 20 contre 15 auparavant ! Et elle aussi gagne un diagramme de compétence !

Parlons donc maintenant des compatibilités entre les version 1.0 et 2.0.
Comme je le disais plus haut, les figurines 1.0 sont compatibles avec le jeu version 2.0 , mais les figurines 2.0 ne sont pas compatible avec le jeu version1.0.

A noter que lorsque vous utilisez une figurine pour la première fois, vous prenez possession de celle-ci, c’est-à-dire qu’elle est liée au jeu sur lequel vous vous trouvez. Et si vous utilisez cette figurine sur un autre jeu, vous aurez la possibilité de jouer en tant qu’invité ( chez un ami par exemple ) ou bien prendre la possession de la figurine. Et j’ai donc fait pas mal de tests sur ce point, je vais tacher de vous expliquer cela.
Si vous avez joué à Disney Infinity 1.0 avec Jack Sparrow par exemple, et que vous l’avez monter niveau 12, si vous utilisez votre figurine sur la version 2.0, si vous prenez la possession, elle reste niveau 12 et vous pourrez dépenser les différents points acquis dans le diagramme de compétences. Maintenant vous retournez sur la version 1.0 avec cette même figurine en tant qu’invité, vous pourrez monter encore de niveau admettons 14, elle sera toujours niveau 14 une fois de retour sur la version 2.0. Mais si vous reprenez possession de la figurine sur la version 1.0, cette dernière se retrouvera à zéro ! Prenez donc garde à cela ! Si vous êtes comme moi et que vous voulez toutes les statues dorées dans votre hall des héros, jouez d’abord avec vos figurines sur la version 1.0 jusqu’à avoir les statues dorées ( qui signifie que votre figurine est niveau 15 ) puis prenez en possession dans la version 2.0 pour les avoir également dans votre hall des héros sur la version 2.0. 🙂

Une petite chose à ajouter également, ce sont les figurines « cristal » qui sont différentes en apparence de la version d’origine, laissant quelques transparences dans ces dernières. Et bien lorsque l’on place ces figurines sur le socle, elles apparaissent pareil dans le jeu ! Ce qui n’est pas le cas sur toutes les figurines rares du concurrent « Skylanders » (même si cela s’améliore). Et en jeu la différence est que ses dernières gagne de l’expérience plus rapidement que la version « normale ». Toutefois, pas de figurine Disney Infinity 2.0 « cristal » annoncées.

En bref, je ne peux que vous conseiller ce jeu pour Noël, un jeu sympa et de belles figurines à collectionner !

Maintenant j’attends de voir la version 3.0 où beaucoup attendent Star Wars et moi le premier !

PS : Désolé pour ce gros pavé, mais il me semblait important de développer tout cela. Et également désolé car je publie cet article bien tard !

Retrouvez tout l’univers de Disney Infinity sur Amazon.

[Test] The Amazing Spider-Man 2

Alors que le film est encore en diffusion dans les salles obscures, Activision nous propose de tester le jeu tiré de The Amazing Spider-man 2 dans sa version PlayStation 4. C’est avec une énorme joie, mais aussi une certaine appréhension que j’ai accepté de me charger de cette mission, endosser le collant rouge et bleu de l’homme araignée et arpenter les toits de Manhattan. Voici un verdict nuancé, comme sont malheureusement souvent les jeux tirés de licence.

Bienvenu dans la grosse pomme.

Au moment d’insérer la galette dans ma PlayStation 4, c’est un rendez-vous que j’attendais avec une certaine fébrilité, tant je gardais de bons souvenirs de l’opus de Spider-Man 2 sur ma défunte PlayStation 2. Et je dois admettre que dès les premiers coups de lance toiles dans les rues de Manhattan, un sourire large était sur mon visage tant il est toujours aussi agréable de se balader de building en building, bien qu’il m’ait fallu un petit temps d’adaptation pour gérer mes balancements, tant notre héros prend de la vitesse rapidement, et a vite fait de se retrouver le nez encastré dans les vitres des immeubles. Bien évidemment on ne se balade pas immédiatement dans les rues, pour y arriver, il vous faut passer par le classique tutoriel,qui mets en scène la mort de votre oncle Ben (un grand classique dans la mythologie Spider-man), un passage heureusement vite expédié. Passé cela, la ville devient alors votre terrain de jeu puisque le titre est à monde ouvert.

Peter Parker alias Spider-man

Le jeu vous propose de prendre les deux identités de notre héros, tantôt Peter Parker, et tantôt Spider-Man, cependant, les phases de jeu en Peter Parker sont très souvent rébarbatives et n’apportent pas grand chose, le plus souvent elles servent de levier pour faire avancer la trame scénaristique. Des questionnaires vous y sont proposés, histoire d’approfondir le background du scénario qui est malheureusement assez pauvre et confus par moment. Sur le scénario je dois dire que j’ai été très surpris de voir la pirouette des Studios Beenox, car l’histoire du jeu, bien qu’elle reprenne les éléments clés du film, y est totalement différente. Cela nous permet d’y faire rentrer une tonne de supers vilains supplémentaires, ce dont je vous parlerai plus tard.

Spider-Man versus le monde

Du point de vue des designs, pour notre héros araignée, c’est un sans faute, la modélisation est soignée, ses tenues ont des textures particulièrement fines, cuir, tissus, plastiques, c’est assez beau. Les animations de notre héros sont elles aussi à souligner tant il est agréable de voir Spider-man slalomer entre les immeubles où même ramper contre les parois. Pour autant, on ne peut pas en dire autant des petites frappes rencontrées tout au long de l’aventure. Bien qu’évoluant au fur et à mesure du titre, les vilains de bas étage que vous serez amené à frapper régulièrement se ressemble tous. Leur animations très limitées vont avec la pauvreté de leurs skins, il en devient rébarbatif de cogner toujours et toujours les mêmes bandits. Juste un dernier mot sur les animations, lors de certains passages, et notamment les discussions entre personnages, les mouvements des personnages est à la limite de la PS2. Je n’aurai jamais pensé retrouver cela.

Une araignée au plafond

Autre point important du jeu, après les voltiges aériennes, sont sans doute les phases de combats, et là, on constate des efforts notables en comparaison de l’opus précédent. Bien que la palette de coups de l’homme araignée soit tout de même assez limitée, les combats sont extrêmement dynamiques avec des enchaînements coups/esquives à la Batman Arkham City. A chaque ennemi correspond un schéma type d’attaque, et comme le bestiaire ennemi est maigre, on se répète souvent. Cependant, le scénario fait varier les mises en situation (ne pas toucher le sol, sauver les civils) ce qui permet de renouveler l’attrait des combats.

Combats qui sont en alternance avec des phases d’infiltration, élément que j’ai particulièrement apprécié. En effet, vous avez la possibilité d’éviter les affrontements directs, au profit d’un profil bas et de l’infiltration. Là ce ne seront pas vos poings, mais votre sixième sens d’araignée qui sera mis à contribution. Une étude des rondes ennemies vous sera alors d’une grande aide afin d’éviter de sonner l’alarme. Le level design des niveaux est même suffisamment bien pensé pour que chaque joueur les aborde à sa convenance : soit en attaque pure et dure, soit plus stratégique avec une neutralisation une à une des ennemis. Et j’avoue m’être régalé sur cette dernière en rampant sur les murs et les plafonds, passant par les conduits d’aération pour éviter au maximum l’affrontement direct.

Comics vidéoludique

Pour finir mon test du jeu je clôturerai sur le point le plus positif qui m’a le plus enthousiasmé tout au long de l’aventure. C’est le véritable respect des studios québécois de l’œuvre originelle de Stan Lee. Il faut bien reconnaître qu’ils ne sont pas à leur coup d’essais puisqu’ils ont réalisé notamment le premier The amazing Spider-man, ou encore Spiderman: Shattered DimensionsTout au long de l’aventure, les références sont omniprésentes. Les supers vilains que vous croisez sont respectés que ce soit sur leurs backgrounds ou leur design, et ils sont nombreux… La chatte noire, le Kaid, Shocker et autres, Spider-Man n’aura pas le temps de s’ennuyer. Concernant notre Héros, je vais prendre quelques lignes pour parler de sa garde robe, et des différents costumes que vous trouverez, point d’exubérance par rapport à son look, chaque tenue que vous trouverez existe dans les comics, de Spider-man 2099, à celle de Scarlet Spider. Celle où je fut le plus surpris est de retrouver le costume noir et rouge du dernier Ultimate Spider-Man ( car après tout, elle n’est pas portée par Peter Parker ^^). Et cerise sur le gâteau, tout au long de vos pérégrinations dans les rues de Manhattan, vous serez amené à collectionner pas moins de trois cent pages de comics, qui à la fin, sont consultables en version dématérialisée dans le comic shop d’un certain Stan L.

Au final, il y a du bon et du moins bon dans ce The Amazing Spider-Man 2, à la fois fun à jouer et respectueux de l’univers Marvel. D’une durée de vie d’une quinzaine d’heures, voire une vingtaine pour ceux qui veulent décrocher le Platine (ou les 1000G). Vous passerez un agréable moment en compagnie de l’un des héros les plus célèbre de la licence Marvel. Malheureusement le jeu souffre d’un manque de finition visible et de temps de chargement incroyablement longs pour un jeu sur next-gen. Manque de budget? de temps? ou les deux ? Difficile de faire le poids face à un Infamous second son qui reste encore à ce jour le maître étalon en matière de jeu open world sur PS4. Cependant, The Amazing Spider-Man 2 reste un très bon divertissement, sans prise de tête, mais à la prise en main immédiate.


[Test] Child of Light

Le secteur du jeu vidéo est un milieu cruel, entre les blockbusteurs à la mode, bénéficiant de budgets de développement et de communication pharaonique. Il y a peu de place pour les petits indépendants qui développent dans leur coin des jeux certes plus modestes, mais aux idées souvent plus fraîches et novatrices.

Il est vrai que sur le blog nous vous parlons plus souvent de cette première catégorie, d’une part parce que nous l’aimons aussi, et d’autre part parce que c’est avant tous les informations que vous recherchez.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Child of light, qui est peut-être l’hybride entre les deux.

En effet, Child of ligth est développé par le géant du jeu vidéo Ubisoft, et plus particulièrement par la branche Ubisoft Montréal, une équipe d’une quarantaine de personnes (qui bossent aussi sur la licence assassin’s creed) qui est en charge de ce projet. Utilisant le moteur Ubiart Framework, le jeu arbore un visuel en aquarelle de toute beauté qui s’inspire des œuvres de l’artiste John Bauer. Véritable conte de fée vidéo-ludique, il vous embarque dans le monde enchanté de Lumeria pour qui désire laisser parler son âme d’enfant.

Les tons aquarelles du titre sont un régal pour la rétine, les niveaux sont pensés comme un tableau, en scrolling horizontal, ils se découvrent d’un coté à l’autre. Il est même agréable de prendre deux minutes pour souffler et être simplement contemplatif du travail de l’équipe d’ubisoft.

Cependant, ne vous laissez pas tromper par ce style minimaliste, car sous ces airs enfantins se cache un véritable RPG à la japonaise. Les combats se déroulent ainsi au tour par tour, où la notion de temps est primordiale. Les actions se passent en deux temps, l’attente d’une part, plus ou moins rapide en fonction du personnage, puis à la fin de cette jauge, le choix : attaque, magie, objets, remplacement, alors intervient la phase d’action ou le personnage charge son intervention (plus elle est puissante plus elle est longue), puis l’action se fait et ainsi de suite. Les fans de RPG à l’ancienne seront dans des petits chaussons au bout de quelques minutes de jeu. De même, sans etre explicitement dit, chaque personnage a un job. Aurora, l’héroïne joue la polyvalence avec des capacités équitablement réparties et des attaques type lumière. Flinn lui, est l’élémentaliste du groupe, foudre, feu, eau, seront ses alliés, et il est parfaitement complémentaire avec Oengus et ses hauts point de vie. Sa force physique hors normes en fait le guerrier ultime. Toujours pour satisfaire les puristes, vous avez la possibilité de combiner des cristaux afin d’obtenir des pierres précieuses plus puissantes pour rendre vos armes élémentaires, où obtenir plus d’expérience. L’obtention des pierres les plus puissantes vous prendra du temps.

Je prends juste deux secondes pour vous parler de Igniculus, ce petit élémentaire de lumière qui vous accompagnera tout au long de votre périple (Igniculus qui rappelle le slime mori mori de dragon quest). Il est d’une aide précieuse. Hors combat, il vous aidera à dénicher des coffres dans l’obscurité, et à éblouir les monstres afin de créer des attaques surprises qui vous donnerons l’avantage au début des combats. Puis en combat, il aura deux fonctions, soit éblouir les ennemis ce qui ralentira leur barre d’action et vous donnera l’avantage. Soit, il aura des avantages sur le groupe d’ Aurora, en les soignant en les baignant dans sa lumière. Ce genre d’élément montre que l’équipe d’Ubi a soigné son jeu jusque dans les détails.

Du point de vue de la narration, n’oublions pas que nous sommes dans un conte de fée. Aurora jeune princesse au cœur pur, voit, suite au décès de sa mère, le roi, son père se remarier avec une méchante belle-mère. Suite à cela, Aurora tombe malade et décède. Notre princesse aux cheveux rouges se réveille alors dans le monde de Lemuria, ce denier est sur le point de chavirer car la méchante reine veut en prendre le contrôle pour y asseoir son pouvoir maléfique. L’histoire est certes très linéaire, pour autant, Ubisoft a tenté un twist dans le milieu de sa narration. Les interventions et les dialogues entre les personnages sont en vers, et en alexandrins, et colle parfaitement à l’ambiance du jeu. Nous sommes certes dans un univers très manichéen, avec des gentils très très gentils, et des méchants, très très méchants… normal, après tout nous sommes dans un conte.

Pour accompagner ces images poétiques, la musique du jeu a été confiée à l’artiste française cœur de pirate. Et je dois reconnaître que l’ost est un petit bijoux, le thème d’Aurora est simplement magique. Le piano et les violons collent parfaitement à l’univers onirique du monde de Lemuria. Cependant, je dois reconnaître que sur le milieu du jeu, j’ai ressenti une légère lassitude, des thèmes qui peinent à se renouveler.

Il est des jeux qui n’ont pas besoin de surenchère, où la simplicité maîtrisée suffit pour proposer un jeu qui joue dans la cours des grands. D’une durée de vie plus qu’honnête pour un prix de 15€ en full démat, où de 20€ pour le collector physique (mais sans le jeu), à la fois simple mais complet, accessible mais technique, non sans défauts, Child of light cultive les ambiguïtés. Ubisoft Montréal nous montre une nouvelle voie pour le jeu vidéo. Loin de la violence outrancière, aux antipodes des stéréotypes du média, Child of light emportera dans son sillon qui conque, a su garder son âme d’enfant. Cela fait du bien de souffler, de prendre le temps de se laisser porter par les périples d’Aurora et de ses comparses. Child Of Light est pour moi un véritable coup de coeur pour ce début d’année 2014.

[Test] Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Il est des noms de jeux vidéo qui ont marqué l’histoire de ce média ainsi que les esprits des joueurs. Metal gear solid en fait partie, révolutionnaire dans son genre, novateur pour son époque, chaque titre qu’il s’agisse de metal gear solid 2 en son temps, où de Ground zeroes aujourd’hui, fait avancer le jeu vidéo, le fait grandir, mûrir, et nous le devons à un homme : Hideo Kojima.

A l’heure ou Metal Gear Solid V Ground Zeroes (MGSGZ) est sorti il y a quelques jours, après avoir pu enfin poser mes paluches dessus, et finir la quête principale, il est temps de prendre un peu de recul sur ce titre tant il a pût, à son insu, être couvert de boue sur les réseaux sociaux, forum ou autres places où n’importe quel crétin peut décrier le titre pour attirer sur lui un peu de lumière. Qu’en est-il vraiment ?

 

Enfin de la next gen ?
Visuellement nous voyons bien que nous avons franchi un cap depuis la génération précédente, les effets d’humidité, de ruissellement, les lumières des projecteurs, le tout rends l’univers extrêmement crédible. Mention spéciale aux effets de lumières qui sont tout bonnement hallucinants de réalisme.

La série évolue :
Sans être le fan premier de MGS, c’est une licence qui m’est chère pour la simple et bonne raison qu’avec FF7,  ce fût l’une des premières aventures qui a marqué au fer rouge mon expérience de joueur. Mais je dois admettre que depuis snake eater, je m’était lassé de ce gameplay rigide et quelque peu élitiste, tant c’était au joueur de s’adapter au gameplay et non l’inverse.

Avec ce MGSVGZ, j’ai enfin retrouvé plaisir a contrôler Snake. Moins pateau, plus simple, enfin la série se modernise sans pour autant se « causualiser ». Pour autant, l’arrivée du mode réflexe (lorsque vous êtes découvert le temps ralenti quelques secondes, pour tenter de neutraliser le garde et ainsi empêcher l’alerte générale) rend la possibilité de rusher plus permissive. Kojima dépoussière le gameplay pour insuffler plus de nervosité dans son titre, et se met au goût du jour pour satisfaire les joueurs expérimentés et novices.

Metal gear solid V Ground Zeroes : le bac à sable de Kojima
N’oublions que ce MGS est un précurseur dans plusieurs domaines. En effet, Ground Zeroes est le test grandeur nature de l épisode pilote, un peu à l’instar des série Tv. Au vue des coûts de développement pharaoniques du moteur Fox engine ( 4 ans de développement ) qui fait tourner ce MGS ce test inaugure la possibilité de tester l’intérêt des joueurs avant de se lancer dans une production plus longue et plus onéreuse. Ce nouveau mode de distribution sera t-il le nouveau mode économique de demain?
MGSGZ est le premier jeu à utiliser le moteur Fox Engine, et les équipes de Kojima production, ce sont entraînées sur Ground Zeroes.
La base Omega, est le premier MGS à mode ouvert, et il y sera 200 fois plus grand dans le futur Phantom Pain.

La durée de vie :
Haaaaaaaaa! Voilà la question qui fait polémique. Alors, oui c est un prologue, oui c’est court. Mais honnêtement ?! De vous à moi ?! cantonner un MGS à ces seuls critères tiens de l’aberration.
J’ai terminé la mission principale en un peu plus de 2h30, MAIS, avec les missions secondaires, les objets à collecter, les prisonniers à sauver ont tient là, 10 bonnes heures faciles. Après mon premier run et avoir fini l’histoire principale, j’en étais à 9%.
Mais MGS est le genre de jeu dont l’expérience finale dépend de l’investissement du joueur. Pour les jusqu’auboutistes, arpenter la base Omega de fond en comble vous tiendra en haleine un bout de temps.
Et je clôturerai ce chapitre sur la durée de vie en vous demandant de vous rappeler MGS 2 ? Honnêtement ? Combien de temps avez-vous passé sur l’intro dans le tanker ??

Au final, MGSGZ sort au bon moment, il est parfait pour les joueurs désireux d’appréhender la next gen, car sur ps4, niveau next gen, on à un peu la dale !! Sur current gen, le jeu s’en tire avec les honneurs, moins fluide et textures un peu plus baveuses, mais  loin d’être exempt de tout défauts, cela reste du grand art. Bien qu’étiqueté au statut de prologue, l’expérience MGS est au rendez-vous, et à ce prix, 29.99€ il serait dommage de passer à coté. Kojima nous met l’eau à la bouche en nous laissant avec une scène de fin tournée en plan séquence de folie, haletante, choquante, surprenante et nous laisse sur une série d’interrogations.

Snake plus en forme que jamais, gameplay modernisé, joueurs bousculés, ce MGSGV est une expérience peut être courte mais puissante, à aucun moment le joueur n’est pris pour un pigeon. Le joueur y trouvera ce qu’il à envie d’y mettre. Nous voici l’eau à la bouche et dans l’attente d’un an pour phantom pain. Et n’oubliez pas que chaque prisonniers sauvés, armes trouvées seront sauvegardés ET cerise sur le gâteau, transférés dans votre future sauvegarde de Phantom Pain…

Donc, plus d’hésitation, foncez sur ce titre qui vous apportera bien plus qu’il n’y parait !!!Chaque Metal Gear Solid est une expérience, et celui ci ne déroge pas à règle.

(jeu testé sur PS4 et Xbox 360).

[Précommande] Child of Light Collector

Loin des ses licences phares, loin de ses assassins, de ses pirates informatiques, ou des ses rongeurs fou. Ubisoft nous surprends avec une aventure pleine de charme et de poésie : Child Of Light.

 

Développé par Ubisoft Montréal, le jeu utilise le moteur Ubi-Art Framework,et fait des merveilles avec la direction artistique. Son style crayonné et aux couleurs aquarelles flatte la rétine. Nous sommes dans un véritable conte de fée vidéo-ludique.

Concernant les mécanismes, nous sommes en terrain connu, il s’agit ici d’un RPG tactique des plus traditionnels, avec prise d’expérience, plus de 200 compétences à débloquer et plus de 600 combinaisons de cristaux, les puristes apprécieront.

Bien que ce jeu soit 100% dématérialisé, je salue l’initiative d’Ubisoft de sortir un collector pour leur titre, bien que je serais toujours surpris de l’intérêt d’un collector « physique » pour un jeu 100% démat.

Le coffret contient :

– un code de téléchargement pour le jeu (logique)

– Un poster conçu par Yoshitaka Amano

– Un artbook de 24 pages

– Un DLC de Custom pour Aurora

– Un DLC Golem (personnage jouable exclusif au collector).

– Un porte clé lumineux Igniculus

Un tout petit collector donc, à un prix tout aussi mini, en effet le jeu seul en démat est dispo pour 14.99€, et le collector « physique » pour 5€ de plus, soit 19.99€. A ce prix, il n’y a pas de question à se poser.

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent mon aversion pour le 100% démat, étant de la vieille école, il est important pour moi de posséder ma version physique, d’ailleurs, les nombreux unboxing que vous pouvez retrouver sur le blog le prouvent. Mais j’avoue être totalement tombé sous le charme de cette nouvelle licence qu’est Child Of Light, et je ne voulais pas passer à coté de ce titre, quitte à passer du côté obscur de la force, et à acheter ma version full démat. C’est pourquoi je félicite Ubisoft pour cette bonne idée de nous proposer ce petit coffret à prix mini. Mes étagères apprécieront.

Cependant, seuls, les PC, PS3 et PS4 sont concernés par cette édition collector, pour nos amis Xbox seule la version full démat sera disponible sur les plateformes de téléchargement. Un choix bien étrange.

On se retrouve le 20 avril 2014, date de sortzi du jeu pour l’unboxing 😉