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[Critique] Fast and Furious 7

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On peut dire que la saga Fast & Furious a pris un virage inattendu, après un troisième volet catastrophique, je pensais la saga définitivement morte et enterré ! Finalement, c’est Justin Lin, à qui l’on doit le troisième volet, si je le croyais responsable de la mort de la saga, c’est finalement lui qui va la rebooster, avec un quatrième volet qui a réuni l’équipe original, et surtout un cinquième opus profondément jouissif !

Les 3 premiers étaient tout de même responsables d’une saloperie de mode, la mode des « Hé, t’as vu comment elle pète ma Renault 5 turbo GT à petit pois rouge que j’ai tuné comme Fast and Furious ! ». Heureusement, à partir du quatrième volet, la saga à pris un virage bien plus tourné vers l’action que vers le tuning. Mais bon, si l’on doit résumer la saga des Fast and furious dans son intégralité, c’est que……………..c’est relativement con ! Psychologie de personnages au ras des pâquerettes, un brin misogyne sur les bords (vous trouvez un gros plan sur des culs dans chacun des films !) et puis, malgré ses scènes d’actions spectaculaires, on se demande comment les personnages s’en sortent sans une égratignure. Pourtant, je dois l’avouer, cette saga est un de mes gros plaisirs coupables. À chaque fois que je vais en voir un nouveau, je suis comme gosse, surtout depuis le cinquième volet et l’apparition de Dwayne « The Rock » Johnson. J’adore cet acteur, car à chaque fois qu’il apparaît dans un film, c’est pour péter la gueule de tout le monde (le film Faster reste mon plus gros kiff de l’acteur !), et ça, j’aime bien !

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ATTENTION, LES PROCHAINES LIGNES RISQUENT DE SPOILER UN PEU LA SAGA, AINSI QUE LE 7 !!!!

J’attendais ce septième volet avec une certaine impatience, notamment parce que le sixième opus nous montrait, dans sa scène post-générique, que le grand méchant serait Jason Statham, et lui aussi, il aime bien mettre sur la gueule à tous le monde. Mais c’est surtout pour l’annonce de James Wan, et s’il est connu pour avoir réalisé le premier Saw, ainsi que Insidious et Conjuring, le bonhomme n’a pas fait que dans le film d’horreur, il avait aussi fait un polar brut avec l’excellent Death Sentence (si vous ne l’avez pas vu, courez dessus !). Du coup, j’étais assez curieux de voir la vision du bonhomme sur la saga. D’ailleurs, il avait même déclaré vouloir réaliser un polar brut très stylé 70’s. Malheureusement, il y a eu le tragique décès de Paul Walker en cours de tournage, et si ce septième opus essaie d’être un peu plus sombre, on sent que Wan à un peu levé le pied, histoire de ne pas faire trop sombre, sachant que ce volet était l’adieu à Paul Walker.

Bon, malgré tout, le film garde son statut « fucked-up » et se barre très loin dans ses délires à travers ses scènes d’actions qui n’ont plus aucune limite. Et PUTAIN, qu’est-ce que c’est bon !!!! Notamment à travers une scène d’intro qui nous présente un Statham très déterminé, il veut péter la gueule à tout le monde, et il le fait bien comprendre ! Parmi les petits nouveaux, on peut aussi compter sur la présence de Tony Jaa, vous savez, celui qui s’était fait connaitre dans Ong Bak. On le voit peu, mais ça donne quelques scènes d’action sympathique. Notons aussi l’apparition du génial Kurt Russell, lui aussi, on le voit peu, mais il assure, comme d’habitude ! (on parle quand même du charismatique Snake Plissken, ça mérite le respect !)

Le film enchaine les scènes d’actions totalement allumé, c’est gros, très gros, mais on s’éclate, alors on veut bien pardonner. On parle quand même de voitures qui sautent en parachute, d’une autre qui traverse les immeubles, ou encore d’un gros crash dont on à du mal à vraiment croire que les personnages en sortiraient vivant. Mais bon, ce n’est pas grave, on s’en prend plein la gueule, et c’est fun !

Notons aussi que ce volet se déroule après le 3, qui lui, se déroulait après le 4,5 et 6, vous n’avez rien compris ? Bah tant pis pour vous ! Mais précisons que ce nouvel opus permet de rétablir pas mal d’incohérences des précédents films.

L’ajout de Statham en gros méchant est un gros plus, parce que le mec est vénère, et Vin Diesel et sa bande en chient un max ! Malheureusement, ma petite déception réside dans le personnage de The Rock, il n’apparaît qu’en début et fin de film. Reste qu’il est toujours aussi badass, notamment lors de son retour à la fin, monsieur arrache son plâtre à main nues, et on a juste envie de chier « FUCK YEAH, IL EST DE RETOUR, ET CA VA MÉCHAMMENT CHIER !!! »

Et puis, pour la baston de Diesel et Statham tant attendue, vlà qu’on rajoute derrière une musique avec une chorale, histoire que ce soit encore plus épique, et qu’on se mettent à dire « J’ai jamais vu quelqu’un distribué autant de pains à la fois ! ». Malheureusement, les bastons The Rock/Statham et Diesel/Statham sont assez décevantes, et sont expédiés un peu trop vite.

Par contre, là ou il y a une sacrée réussite, c’est dans son hommage à Paul Walker. Plutôt que de donner dans le banal « Pour Paul », le film nous offre, dans ses dernières minutes, un hommage réellement émouvant à l’acteur qui mettrait la larme à l’œil. En guise d’hommage, on ne pouvait pas faire mieux, la scène est magnifique !

En conclusion, ce septième volet reste fidèle à la saga, c’est relativement con, mais qu’est-que c’est bon ! Il n’empêche que ce n’est pas mon préféré, je reste encore sur le cinquième opus qui nous présentait un The Rock totalement vénère et une scène d’action finale absolument géniale !

NOTE : 7/10

[Critique] Interstellar

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Un nouveau film de Christopher Nolan, c’est toujours un événement en soi. Non-content d’avoir relevé Batman après le désastre qu’était Batman & Robin, film qui avait quasiment tué le personnage à l’époque. Mais, le bonhomme est aussi réputé pour ses autres films, notamment quelques pépites comme Le Prestige ou Inception. D’ailleurs, s’il y a un élément ou Nolan est doué, c’est dans le mystère qu’il fait planer autour de ses projets, si pour sa trilogie Dark Knight, c’était impossible de laisser planer le doute, pour les autres, Nolan arrivait à nous faire baver sans même savoir à quoi s’attendre !

Je me souviens des premières annonces du film Inception, on ne savait absolument pas de quoi ça allait parler, et le tout premier teaser laissait apercevoir la fameuse baston ou les personnages étaient en lévitation. Je m’étais pris ça dans la tronche sans même savoir à quoi m’attendre, mais je n’avais qu’une attente, voir ce film ! Pour Interstellar, ce fut similaire, Nolan nous avait juste sorti un teaser où l’on voyait Mathew McConaughey dire adieu à sa famille, et ça nous laissait entendre qu’il allait partir dans l’espace, le reste, on n’en savait rien. Et bien, pour que vous appréciiez un minimum ce film, je n’en dirais pas plus, car ce film s’apprécie bien plus si vous ne savez pas vraiment à quoi vous attendre.

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Vous aurez quand même deviné que Nolan signe ici une épopée spatiale, et, j’éviterais de le comparer à 2001, L’odyssée de l’espace. Non, parce que c’est un peu à la mode aujourd’hui, on a un film qui se déroule dans l’espace, tout le monde va allez le comparer avec le chef d’œuvre de Kubrick. Appréciez donc un film (où ne l’appréciez pas, c’est selon les gouts !) sans en faire toujours une comparaison avec une autre œuvre.

Bref, pour en revenir au film, si vous en avez l’occasion, je vous conseille d’aller voir une projection en 70 mm (telle que le voulait Nolan !), malheureusement, les salles qui le projettent de cette manière se comptent sur les doigts d’une main. Mais si vous avez la chance d’habiter à côté d’une salle qui le diffuse de cette manière, profitez-en, pour ma part, je ne l’ai vu qu’en projection traditionnelle, et l’expérience fût bluffante malgré tout !

Cependant, il ne faut pas s’attendre à une expérience similaire à Gravity, si le film d’Alfonso Cuaron permettait une immersion totale dans l’espace, le long-métrage de Nolan, même s’il dispose de scènes dans l’espace absolument somptueuses, est loin d’être aussi immersif que Gravity. Non, tout l’intérêt d’Interstellar réside dans ses personnages, leurs histoires ainsi que leurs péripéties.

Doté d’un casting exceptionnel (avec, en tête, le génial Matthew McConaughey), ce n’est finalement pas l’histoire qui fait l’intérêt du film (si elle
a l’air complexe au départ, on se rendra compte qu’elle n’est pas si compliquée que ça au final.) mais le film dispose de scènes tellement belles que j’en ai eu des frissons.

Si j’ai dit plus haut que les scènes spatiales n’étaient pas aussi immersives que Gravity, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas été happé par cette histoire. En effet, l’immersion est totale, non pas par ses scènes spatiales, mais par tout son ensemble. On reste avec tous ses personnages, que ce soit ceux qui sont en pleine mission spatiale, ou ceux qui sont encore sur terre.

Pour la bande originale, le plus regrettable est de savoir que l’on ne pourra pas avoir la BO dans son intégralité avant le 17 novembre, car oui, la partition créée par Hans Zimmer est, encore une fois, une pépite ! D’ailleurs, le film aurait peut-être eu moins d’impact sans cette sublime partition.

Au final, oui, Interstellar en laissera surement certains de marbres, mais si l’on arrive à se faire complètement happer par cette expérience spatiale totalement jubilatoire, alors les 2h50 de films passeront à une vitesse folle, et vous aurez du mal à vous levez après avoir pris ça dans la tronche, une nouvelle fois, merci Maitre Nolan !

Note : 10/10

[Critique] Sin City : J’ai tué pour elle

Il y a déjà 9 ans, Robert Rodriguez s’était associé avec Frank Miller pour porter sur grand écran ses comics ultra-violent, les bien-nommés Sin City. On a obtenu une belle baffe graphique, ultra-violente et stylisé avec un ton de film noir. Depuis, ce film est devenu culte pour beaucoup. Vu le carton du film, une suite avait été annoncée quasiment aussitôt, mais, pour un tas de raisons, le projet à été maintes fois retardés, on aura donc dû attendre 9 années pour pouvoir enfin voir la suite de cette bombe qu’était Sin City.

Cette suite reprend le même principe que le premier, à savoir nous montrer plusieurs petites histoires, même si on verra quelques personnages se croiser de temps en temps. Parmi les nouveaux, on pourra compter sur les personnages de Joseph Gordon-Levitt et Eva Green. Pour les anciens, par contre, on retrouvera des personnages qui étaient dans le premier, mais incarnés par d’autres acteurs, ainsi, Josh Brolin interprète le personnage joué par Clive Owen dans le premier, mais avant l’histoire du 1, c’était avant de subir un changement de visage. Dennis Haysbert incarne le personnage jouait précédemment par Michael Clarke Duncan, mais bon, là, c’est surtout parce que l’acteur nous a tragiquement quittés.

Je vais être clair, Sin City : J’ai tué pour elle est un excellent film, mais souffre de quelques défauts qui le place en dessous du premier volet. Tout d’abord, j’ai senti des dialogues moins inspirés, alors que le premier nous a offert des phrases cultes dont tout le monde se rappelle, ici, je pense qu’il y en aura aucune qui vous marqueront vraiment. Certaines scènes paraissent plutôt inutiles, notamment le personnage de Christopher Meloni, un peu trop survolé et dont la conclusion est plutôt gratuite. Idem pour l’histoire de Joseph Gordon-Levitt, même si l’histoire du personnage est plutôt bonne, la façon dont elle se conclut est plutôt frustrante.

Malgré tout, que c’est bon ce retour dans la ville du pêché, la violence et le sexe y sont toujours aussi présents, et Marv est toujours là pour briser la gueule de tout le monde. D’ailleurs, le personnage de Marv était le préféré de tous les fans du premier film, Rodriguez et Miller s’en sont rendu compte, et Marv est bien plus présent que dans le premier. On le verra dans quasiment toutes les histoires, le personnage arrivant souvent quand une baston s’annonce, et honnêtement, c’est quand même super jouissif !

Au final, une suite qui m’aura tout de même moins convaincu que le premier, mais que j’ai quand même beaucoup aimée, et puis, qu’est-ce que ça fait du bien de revoir toute cette violence gratuite qui nous avait manqué ! Ah oui, je vous conseille d’avoir le premier en mémoire pour ne pas être trop perdu.

Note : 7,5/10

[Critique] Les gardiens de la galaxie

On n’y coupe plus, les films Marvel, on y a le droit tous les ans, et à chaque fois, c’est un carton au box-office ! Pourtant, Marvel à quand même pris un sacré risque en adaptant les gardiens de la galaxie, d’une part, parce que Les gardiens de la galaxie ne sont pas les personnages les plus célèbres de la maison des idées, mais surtout parce que l’univers était ultra casse-gueule ! Bah oui, l’équipe présente un raton laveur qui parle et qui adore utiliser une mitraillette, et Groot, une espèce d’arbre qui parle et qui ne sait dire que « I am Groot ». Bref, dans le genre improbable, fallait oser en faire un film. Et Marvel n’a pas fait les choses à moitié, car elle a aussi pris des risques en choisissant le réalisateur.

En effet, James Gunn était connu pour avoir fait ses débuts chez Troma, une société de production spécialisée dans les films gore et rigolos, bref, du bon gros nanar bien fendard ! Mais le bonhomme avait aussi réalisé Horribilis, un sympathique film d’horreur, ainsi que Super, un film un peu dans la veine de Kick-ass, mais en bien plus trash ! Bref, James Gunn est un réalisateur plutôt atypique, assez éloigné de la firme Disney, c’était donc surprenant.

Et pourtant, qui aurait cru que ce mélange nous décrocherait une parfaite réussite ? Car oui, cette adaptation des Gardiens de la galaxie s’avère être une réussite, et figure désormais parmi les films les plus réussis de Marvel.

Le film reprend l’équipe qui s’est formée en 2008 dans les comics, et nous montre donc un groupe de héros qui va se former, un peu malgré eux, pour sauver la galaxie. Là ou James Gunn a réussi son coup, c’est que, contrairement à tous ces films de super-héros qui veulent être encore plus sombres que les volets précédents, Les Gardiens de la galaxie s’est annoncé, dès le départ, comme un film fun, décomplexé, et pas prise de tête. Et c’est le cas, car on ressort en se disant que c’est peut-être le film le plus cool de l’année.

D’une part, à défaut de nous offrir une BO pétaradante pour lequel on pouvait s’attendre pour un blockbuster de ce genre, James Gunn nous offre une soundtrack funky, bourré de tubes des années 70, et ça marche totalement ! Ça rajoute un peu à l’esprit du film, et lui donne une patte bien particulière. On voit aussi que Gunn a été nourri, comme une bonne partie d’entre nous, aux films des années 80/90, du coup, on se sent un peu comme dans un bon trip old school, même si les effets spéciaux sont de notre époque, reste que dans le traitement des personnages, la mise en scène, ou encore les vannes, on sent une bonne patte eighties !

La réussite tient aussi dans son casting, avec, dans le rôle principal, Chris Pratt, qui à subit une réelle transformation pour son rôle. Si vous voulez voir à quoi il ressemblait avant, je vous conseille de regarder l’hilarante série Parks and recreation, ou il joue le rôle de « Burt Macklin : FBI » (si vous regardez la série, vous pigerez !). Un Vin Diesel en Groot qui a juste eu à apprendre la phrase « I am groot » (gros point noir pour la vf avec le : »Je s’appelle Groot », doublé par Diesel lui-même), Zoe Saldana, crédible en Gamorra, mais aussi l’excellent Rocket Racoon doublé par Bradley Cooper. Ce qui me posait un peu plus problème, c’était l’annonce de Dave Bautista en Drax le destructeur, même s’il à le physique de l’emploi, je l’avais déjà vu dans d’autres films, et soyons clair, il était très mauvais. Heureusement, ce rôle lui correspond un peu plus, et ça passe très bien, mes craintes n’étaient pas justifiées.

Bref, ces Gardiens de la galaxie s’avèrent être une réussite totale et figure désormais dans ma liste des Marvel préféré. Un film qui fout autant la patate en sortant de la salle, c’est rare et ça fait du bien ! Et surtout, en tout bon fan de Marvel, resté après le générique pour un petit clin d’œil, et lisez aussi le texte qui est à la fin du générique, une petite blague s’est incrusté dedans.

Ah oui, j’oubliais, si vous avez aimé le film, je vous conseille de lire l’édition Héritage, disponible juste ici, qui raconte la formation de l’équipe de 2008, et qui vous permettra d’appréhender le nombreux clins d’oeil du film. Un achat indispensable !

Note : 9/10

[Critique] Transformers, l’âge de l’extinction

Vous le savez tous, qui dit nouveau film de Michael Bay, dit nouveau film ou vos neurones vont chauffer……..ah non, on me souffle dans l’oreillette que je dois confondre avec quelqu’un d’autre. Oui, le Bay, c’est le mec à qui on file des millions de dollars, qui s’achète pleins de trucs, et qui casse tout après, juste parce que ça l’éclate ! Pourtant, le Michael Bay, il a surpris pas mal de monde avec son No pain no gain, un film basé sur une histoire vraie, et, ô surprise, il y avait quasiment pas d’explosions dedans et le film était plutôt sympa.

Mais le père Bay, il n’en avait pas oublié ses robots qui se foutent sur la gueule pour autant, non, Monsieur s’est quand même attelé à faire un quatrième film à sa franchise qui rapporte des millions de pépètes ! Désormais, Transformers 4 sera une espèce de reboot, mais qui n’oublie pas ce qui passé dans le troisième film quand même. Désormais, Shia Labeouf, Megan Fox (ou Rosie Huntington pour le 3 !) ou encore Josh Duhamel ne sont plus de la partie.

Pour ce quatrième opus, on remplace LaBeouf par Mark Whalberg et, bon, c’est toujours Bay aux commandes, donc il faut obligatoirement qu’il foute une bombasse dans son film, et à la place de Megan Fox, nous avons le droit à Nicola Peltz, qu’on avait déjà aperçu dans la série Bates motel.

J’admets qu’en allant le voir, j’attendais absolument rien du film, j’y allais en pensant à un nouveau Transformers, toujours avec les mêmes défauts et qualités que les précédents, j’y allais juste pour profiter d’un petit spectacle estival comme Bay sait les faire.

Hé bien, je dois dire que ce Transformers nouveau cru, m’a plutôt surpris, et en bien ! Mais parlons d’abord de ses défauts, même si le père Bay m’a bien surpris avec son nouveau Transformers, il garde encore certains tics qu’ont lui reproche. Tout d’abord, l’humour, s’il est beaucoup moins présent (rassurez-vous, pas de John Turturro en dessous du scrotum d’un robot, ce coup-ci !), l’apparition d’un certain personnage en la personne de Stanley Tucci gâche un peu le ton plus sérieux que le film lançait. Pareil, le Bay, il ne peut pas s’empêcher d’engager une bombe dans le rôle féminin, et, par un moyen, ou par un autre, on verra toujours le cul de Nicola Peltz en premier plan. Et on n’évite pas non plus les clichés, avec, les Chinois qui sont forcément forts en kung-fu. Un autre élément bien propre à Michael Bay et à la saga, c’est le placement de produits à outrance, on verra des marques dans chaque plan, dont une scène qui fait un peu pub genre : »Quand tout va mal, prenez une bonne bière ! ».

Parlons maintenant des bonnes choses du film, contrairement aux précédents volets avec leurs humours aux ras des pâquerettes, ce quatrième volet adopte un ton bien plus sombre et sérieux. Il n’hésite quand même pas à foutre quelques blagues par-ci, par là, mais c’est un peu comme si Bay s’était assagi. D’ailleurs, certaines scènes m’ont surpris, le genre que j’aurais jamais cru voir dans un Transformers.

Et puis, là, on a le droit à un Optimus Prime bien plus énervé qu’avant, qui croit de moins en moins en l’humanité, et qui fonce dans le tas pour sauver les siens, et ça, ça fait plaisir à voir ! Au niveau action, parce que c’est quand même pour ça que vous allez le voir, et bien, ça reste du Michael Bay et ça dépote toujours autant, j’ai même trouvé les scènes d’actions mieux filmées. D’ailleurs, la meilleure scène d’action ne concerne même pas les robots géants, mais des humains, et permet de voir la chine autrement.

Annoncées en grande pompe, les Dinobots viennent aussi filer un coup de main, et il ne faudra pas s’attendre à les voir au bout de 30 minutes de films, ils n’arriveront que vers la fin, permettant d’offrir une excellente scène d’action au film.

En bref, il est clair que ce nouveau Transformers ne réconciliera pas ceux qui crachaient sur les 3 premiers, mais on sent que Bay a voulu faire quelque chose de différent, et il faut saluer ça, car ce quatrième épisode est bien différend.

Note : 7/10

[Critique] The Raid 2

The Raid, premier du nom, avait fait un petit phénomène à l’époque de sa sortie. Un film d’action, nous montrant les prouesses du « Silat », un art martial indonésien brutal. Beaucoup ont même été criés que The Raid était peut-être même le meilleur film d’actions jamais créé. Personnellement, ce n’est pas mon cas, même si j’ai beaucoup aimé le premier film, pour moi, le film d’action ultime reste, et restera, l’ultra jouissif A toute épreuve de John Woo !

Bref, ce film indonésien, réalisé par Gareth Evans, même s’il disposait d’un scénario timbre-poste, était doté de scènes d’actions impressionnantes. Fort de ce succès, voici que le réalisateur remet le couvert avec une suite. Allait-il réussir le même exploit que le premier film ? Hé bien, je ne vais pas vous faire mariner plus longtemps, la réponse est non, il ne réussit pas le même exploit, il le surpasse !!!!!

The Raid 2 se situe directement après la fin du premier film, on retrouve donc le héros du premier, mais au lieu de se retrouver coincé dans un immeuble, Rama va être obligé d’infiltrer le syndicat du crime. Il devra donc se faire emprisonner pour avoir les bons contacts.

Soyons clair, si le premier The Raid disposait d’un scénario limité, celui de The Raid 2 est un peu plus travaillé et plus intéressant. Évidemment, si vous avez envie de voir ce film, c’est surtout pour savoir si l’action est à la hauteur ! Et bien, oui, cette suite est dotée de scènes d’actions d’anthologie ! Entre une baston démentiel dans la prison, une course-poursuite hallucinante, un massacre dans un train, sans compter sur un joueur de baseball hors-pair (vous comprendrez en ayant vu le film.), The Raid 2 surpasse son prédécesseur et le concept de suite « Bigger Faster Stronger » est totalement respecté tant ça défouraille dans tous les sens !

Et la bonne nouvelle dans tout ça ? C’est que le film dure 2h30, oui, 2h30 de folie furieuse, de gerbes de sang (oui, je vous préviens, le film est très violent !) et de bastons ultra-réaliste. Les bastons sont tellement bien chorégraphiés qu’on a vraiment mal pour eux.

L’autre gros point fort du film, c’est sa réalisation, on sent qu’Evans à beaucoup évolué, et le bonhomme nous montrent des plans tout simplement somptueux, avec une photographie magnifique.

En conclusion, The Raid 2 corrige certains défauts pour nous offrir une suite deux fois plus réussie, ça dure 2h30, et ça défouraille tellement qu’on a du mal à reprendre son souffle une fois que le générique de fin arrive, assurément, LE film qu’il faut voir cet été !

Note : 9/10

Et en prime, je vous laisse avec cette bande-annonce qui envoie du lourd, et tout le film est dans cet esprit !