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[Test] Little Big Planet 3

Il y a quelques années, Little Big Planet apparaissait sur playstation 3 et nous offrait un nouveau jeu de plateforme rafraichissant, tout en privilégiant la créativité des joueurs dans un outil de création de niveau très complet. Depuis, le Sackboy est devenu une mascotte de la Playstation. Nous voilà donc au troisième volet et à la nouvelle génération avec son arrivé sur PS4 (Mais il est aussi disponible sur PS3).

Les Sackboys sont toujours de la partie, mais une petite nouveauté vient faire son apparition avec l’ajout de 3 nouveaux personnages jouables, qui nécessitera de finir plusieurs quêtes avant de les débloquer. Ce petit ajout permet d’apporter un gameplay différent (chaque personnage à ses compétences propres.). Malheureusement, si ces personnages ajoutent un vent de fraîcheur dans la jouabilité de Little Big Planet, ils sont malheureusement sous-exploités. En effet, pour les débloquer tous, il faudra arriver à la fin du jeu, et si on pouvait se dire que ça pourrait permettre de refaire certains niveaux pour débloquer certains accès inaccessible jusqu’à présent, c’est malheureusement sous-exploité. Oui, on peut reprendre ces nouveaux personnages pour débloquer certains accès, mais c’est minimaliste. Dommage, car ces personnages permettaient un gameplay vraiment différent de ce que nous offre les Sackboys.

Finalement, si la promotion du jeu était surtout faite sur l’ajout de ces personnages, ce qui permet un vrai plus au jeu, ce sont les accessoires qu’on débloque pour le Sackboy (un casque-grappin, la balle téléporteur, etc.). Ce sont ces accessoires qui rajoute beaucoup au gameplay, là, on peut vraiment refaire quelques niveaux pour aller dans des endroits inaccessibles auparavant.

D’ailleurs, au niveau du gameplay, ça reste dans la constante des précédents volets, avec ce principe de jeu de plateforme sur plusieurs profondeurs, et c’est toujours aussi agréable à jouer. Malgré tout, la difficulté est bien là, et j’ai ramé sur certains passages. LBP 3 dispose toujours de cette ambiance unique, mélangeant un peu tous les styles. Au niveau de la BO, c’est de l’excellent boulot, on retrouve tous les genres suivant l’ambiance du niveau, allant même jusqu’à nous offrir quelques morceaux de vieux rock culte.

Graphiquement, s’il ne faut, évidemment, ne pas s’attendre à une claque graphique de la trempe de The Order, je trouve que c’est très limite ! Je ne dis pas que le jeu est moche, bien au contraire, mais on est sur un PS4, et les développeurs auraient pu s’attarder un peu plus sur les détails. Par exemple, il y a un niveau qui se passe dans la neige et en vue de dessus, on aurait pu avoir, au moins, les traces de pas du personnage ! On notera même quelques bugs de collision, en clair, je n’ai pas vu tourner la version PS3, mais je suis quasiment sûr qu’il n’y a aucune différence entre les deux versions !

Mais bon, tout l’intérêt d’un LBP réside dans sa communauté en ligne, et de certains niveaux impressionnants créés par les joueurs.

En conclusion, LBP 3 ne décevra pas les fans de la première heure, mais s’avère une déception pour son passage à la next-gen, et ses promesses tenu qu’à moitié.

[Critique] Kingsman

Kingsman

Parfois, il y a des films qui te foutent tellement la patate que tu ressors de la salle avec un sourire jusqu’aux oreilles, le genre de film qui pourrait parfaitement remplacer une plaquette de Xanax ! Kingsman fait clairement partie des films antidépresseurs !

Derrière ce projet, se trouvent Matthew Vaughn et Mark Millar. Les deux hommes avaient déjà contribué sur le film Kick-ass (le premier), Mark Millar était l’auteur du comics et Vaughn s’est chargé de l’adapter en film. Matthew Vaughn nous a maintenant prouvé que c’était un réalisateur de talent, il nous avait offert l’excellent polar Layer Cake, à fait du conte pour enfants quelque chose de complètement barré avec Stardust et il a même donné un nouveau souffle aux X-men avec le film X-men : First Class. D’ailleurs, Vaughn devait réaliser le X-men qui suivit, pour finalement le délaisser, et laisser la place à Bryan Singer. Idem pour Kick-ass 2, tout le monde l’attendait au tournant pour réaliser la suite, il a finalement délaisser cette suite. Du coup, on se demandait pour quelle raison il avait délaissé ces deux projets conséquents. La raison est simple, il préférait se consacrer à ce Kingsman en s’associant avec Mark Millar, et quand on voit la bombe qu’il nous a offert, difficile de lui en vouloir !

Kingsman, c’est donc, à la fois, un comics et un film. Je n’ai pas lu le bouquin, mais j’ai entendu dire qu’il y avait quelques différences avec le film. Le pitch est plutôt banal, à savoir un jeune qui ne voit pas son véritable potentiel, qui se voit recruter par une boite d’agents très secrets : les Kingsman !

Un pitch déjà vu mille fois, mais la réussite du film se doit à son casting et son excellent rythme. Au niveau du casting, voir Colin Firth dans ce genre de production est plutôt surprenant, pourtant, ce rôle est clairement fait pour lui ! Avec la classe d’un James Bond de la vieille époque, il incarne son personnage avec un charisme certain ! Pour le rôle du jeune délinquant qui devient un super-espion, j’étais plus méfiant. Non pas que j’ai quelque chose contre l’acteur Taron Egerton (avant Kingsman, je ne le connaissais pas !), mais disons que ce genre de rôle, mal interprété, aurait pu être vite énervant. Heureusement, Egerton s’en sort à merveille, et c’est peut-être lui la révélation du film. Et n’oublions pas Samuel L. Jackson, excellent en bad-guy avec un cheveu sur la langue.

ljackson

 Kingsman est un film bourré de références, et la plus évidente est, bien évidemment, James Bond ! Si on pouvait croire que le film se moquerait de l’agent 007, il n’en est rien, Kingsman se voit plus comme une grosse lettre d’amour à la saga Bond, et multiplie les références à l’univers créé par Ian Fleming.

Si on rajoute à tout ça d’excellentes répliques (dont le meilleur placement de produits qu’on ait fait dans un film !) et des scènes d’actions d’anthologie, dont une dans une église qui peut déjà se targuer d’être définitivement culte !

Alors, oui, je prends le risque de m’avancer un peu vu qu’on est qu’en Mars, mais il sera difficile de faire plus jouissif et plus fun dans l’année. Kingsman s’annonce déjà comme l’un des meilleurs divertissements de l’année, j’espère que d’autres films me donneront tort cette année, mais il sera tout de même difficile de faire mieux.

En conclusion, vous voulez vous éclater méchamment devant un film, allez voir Kingsman, c’est monstrueux !

Note : 9,5/10

 

[Ciné/séries] Le meilleur de 2014

Au cas ou vous ne seriez pas au courant, l’année 2014 s’arrête bientôt (si, si, je vous jure !), il est donc temps de faire un bilan de ce que le cinéma et la télévision nous ont donné de meilleur. Je vais donc commencer par un top 10 des films sortis cette année, puis vous parlez de mes plus gros coup de coeur au niveau des séries qui sont sortis cette année, et, pour finir, on va aussi citer les meilleurs BO de l’année.

Commençons donc avec le top 10, et, honnêtement, j’ai trouvé l’année relativement décevante en terme de cinéma. Si j’ai encore du retard sur certains films (je n’ai toujours vu Her, ou encore La vie rêvé de Walter Mitty.), malgré tout, j’ai eu bien moins de coup de cœur que l’année précédente. Allez, c’est parti pour le top 10 :

10 – Le Hobbit : La bataille des cinq armées

hobbit

Habituellement, un épisode de cette saga vole plutôt dans les premières places du top, là, je ne cache pas que, même si j’ai beaucoup aimé le film, il y a un je-ne-sais-quoi qui fait que je n’ai pas été autant émerveillé que dans les autres. Disons qu’on à vraiment cette sensation que le film passe au dessus de certains de ses personnages. De même, alors que le prologue du Seigneur des anneaux était très long, celui du dernier Hobbit m’a paru un peu rapide et trop vite torché.

Mais bon, malgré tout, j’ai tout de même passé un bon moment devant, mais ce dernier est clairement celui de la saga que j’aime le moins (trilogie du Seigneur des anneaux incluse !)

9 – Edge of tomorrow

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Avec ce film, je n’en attendais vraiment rien, les bandes-annonces ne me donnait pas particulièrement envie et j’y suis allé parce que rien d’autre ne me tentait. Au final, ce film, adapté d’un livre japonais, fut une bonne surprise. Ce principe du pitch à la « un jour sans fin » en mode science-fiction permet de voir un Tom Cruise assez différent (en gros, son personnage est un lâche, et l’histoire lui en met plein la gueule dès le début !) et ne bascule pas dans la répétitivité comme on pourrait le craindre avec un pitch pareil.

Au final, ce Edge of tomorrow est une très bonne surprise auquel j’en attendais rien.

8 – 12 years a slave

On passe maintenant à un film relativement dur, qui relate l’histoire d’un homme libre qui se fait piéger et devient esclave pendant 12 ans. Une histoire qui relate toute la violence de l’époque et on y verra cette cruelle descente en enfer du personnage, qui va voir, et subir quelques cruauté insoutenables.

Le casting est aussi pour beaucoup dans la réussite de ce film, déjà par Chiwetel Ejiofor, parfaitement crédible dans ce rôle d’homme qui va vivre l’enfer du jour au lendemain, mais aussi avec le toujours juste Michael Fassbender, absolument habité par son rôle d’ordure et de tortionnaire !

En clair, si 12 years a slave est dur, il n’en demeure pas moins nécessaire pour voir à quel point l’homme peut s’avérer cruel !

7 – Les gardiens de la galaxie

Je m’en suis jamais caché, les films Marvel, j’adore ça ! Et honnêtement, si certains ont été en dessous des autres, cette année, on aura eu le droit à du très bon avec les adaptations Marvel, notamment avec ce succès surprise qu’à été Les gardiens de la galaxie. En effet, s’il y avait un projet casse-gueule, c’était bien celui-là !

Prenant le parti de prendre la seconde équipe, arrivée en 2008 dans les comics, on peut quand même concéder à Marvel d’avoir eu les couilles de nous proposer un film avec un raton laveur avec un mitraillette, et une espèce d’arbre qui ne sait dire que « I am Groot ». Finalement, la réussite est là, car Les gardiens de la galaxie peut se targuer d’être le film le plus fun de l’année. La qualité du film est là, et le parti pris de la BO très eighties permet une touche unique au film.

Au final, le pari était risqué, et ils ont réussi haut la main, maintenant, il ne reste plus qu’à attendre Les Inhumains, un autre projet casse-gueule de Marvel, arriveront-il à réitérer l’expérience ? Le temps nous le dira !

6 – Captain America : Le soldat de l’hiver

caphiver

On reste toujours dans l’univers Marvel, cette fois avec le plus patriotique des super-héros, le bien nommé Captain America. Si le premier film n’était pas mon préféré, ce deuxième volet est clairement mon préféré de la phase 2 de Marvel (en attendant Age of Ultron !). Le film permet enfin de voir un personnage plus charismatique que dans les précédents volet, en montrant sa puissance réel (sa poursuite en traversant les murs est sacrément badass !), mais aussi en étant un peu plus sérieux que tous les autres Marvel. Ainsi, les événements qui en ont découlé font un énorme changement à tout l’univers (ça a d’ailleurs permis à la série Agents of Shield d’être enfin bien !).

En clair, un excellent Marvel, qui annonce un prochain Avengers qui s’avère démentiel !

5 – Nightcall

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On passe désormais à un petite surprise inattendu avec l’excellent Nightcall. Si le nom français (le titre original du film est Nightcrawler) et son affiche font furieusement penser à un nouveau film dans la veine de Drive, on peut dire qu’on est clairement pas dans un film qui fait penser au long-métrage de Nicolas Winding Refn.

Le film se veut comme une critique des médias, et du voyeurisme actuel. Mais c’est aussi, et surtout, la vie d’un sociopathe à Los Angeles. On nous montre un chômeur qui vit sa vie en volant un peu tout ce qui lui passe sous la main, qui va découvrir qu’en filmant des scènes chocs, il peut les revendre au média pour se faire pas mal d’argent.

La réussite du film, on la doit à son personnage principal, un sociopathe, totalement détaché des gens, qui se ballade tel un Dexter dans Los Angeles (d’ailleurs, le personnage m’a un peu fait penser au Dexter des premières saisons.). Cet homme n’a aucune humanité, et n’hésite pas à aller très loin, pour faire sa vidéo choc. Jake Gyllenhaal y est complètement habité, et ce serait incompréhensible s’il n’avait pas de récompenses.

4 – Cold in july

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Ce film ne sortira que le 31 décembre, ce sera donc le dernier film de l’année, et là aussi, on peux dire que j’ai eu un gros coup de cœur. On y retrouve notre cher Dexter (Michael C.Hall), avec une coupe mulet du plus bel effet (ou pas…). Il y joue un personnage qui va tuer un homme  qui le cambriolait, tout le monde va le considérer comme un héros, mais il ne le vit pas très bien, et cette action va avoir quelques conséquences inattendu pour lui.

Cold in July est un excellent mélange des genres, déjà, on à cette sensation d’être devant un bon vieux film des eighties (la BO faisant penser à du Carpenter n’y est pas pour rien !), mais aussi, le film alterne subtilement entre slasher (mais le bon slasher, du genre le Halloween de Carpenter !), revenge movie, western et même un autre genre, mais que je ne dévoilerais pas, sous cause de dévoiler un élément important du film.

Doté d’un excellent casting, le film prend plusieurs direction, et s’avère être l’un de mes derniers gros coup de cœur.

3 – Ordure !

ordure

Ici, on va parler d’un film qui n’a malheureusement pas eu le droit à une sortie cinéma, mais est directement sorti en dvd et blu-ray. Dommage de voir que ce genre de film n’ai plus le droit à une sortie respectueuse.

Ordure! est le genre de film qui m’a énormément surpris, si, en voyant la bande-annonce, on s’attendrait à un truc complètement barré à l’humour anglais, le film l’est……mais pas tout à fait !

En effet, Ordure ! nous présente un flic pourri, qui baigne dans toute les drogues, manipule tous son entourage, bref, un salopard de la pire espèce ! Mais le film à un fond particulier que je ne dévoilerais pas, disons que j’en suis ressorti avec une énorme claque ! Le long-métrage est rempli de passage totalement « fucked-up » (dont une scène musicale totalement hallucinante !) et peut se targuer d’être l’une des nouvelles pépite culte que nous fournissent nos voisins les British.

D’ailleurs, James McAvoy y livre une prestation hallucinante, et j’irais même jusqu’à dire qu’il livre là son meilleur rôle ! Un putain d’acteur, pour un putain de film !

2 – Gone Girl

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En 2ème place, c’est un David Fincher (rien de bien surprenant, donc !) avec l’excellent Gone Girl. Comme d’habitude, Fincher nous livre encore un superbe film, et si le le cliff de milieu de film est plutôt prévisible, c’est dans la suite que le film se démarque en étudiant ce couple, dominé par une Rosamund Pike qui signe bien son meilleur rôle.

Fincher renoue avec la noirceur de ses films d’il y a quelques années et nous livre bien le meilleur thriller de cette année, un film à voir absolument !

1 – Interstellar

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Et en number one, rien de moins que l’excellent Interstellar de Nolan ! Si certains n’ont pas pris au nouveau film du réalisateur de la trilogie Dark Knight, moi, j’ai clairement été transporté par ce voyage spatiale ! Si Nolan à privilégié ses personnages, le film permet de s’accrocher au destin de ces personnages. Et la musique de Zimmer permet une immersion totale.

Clairement, je suis ressorti de la salle en ayant encore plein de frissons, je l’ai vu deux fois, et le deuxième visionnage était toujours aussi bon, pour moi, ce fut la claque de l’année !

Voilà pour pour mon top 10 de films, mais, si j’ai eu quelques coup de cœur cette année, je crois que l’année 2014 fut réellement bonne en terme de nouvelles séries. Car c’est peut-être la télévision qui m’a le plus accroché cette année, notamment en nous sortant quelques petites bombes, voici donc celles qui m’ont le plus marqué :

 

The Knick :

Créée et mis en scène par Steven Soderbergh, The Knick nous raconte les déboires d’un hôpital de New-York au début du XXe siècle. Le show nous montre une époque ou tomber malade est surement synonyme de décès (car on est à une époque ou la plupart des grandes découvertes en médecine n’ont pas été faite.), du coup, on aura quelques scènes relativement gore, mais aussi d’autres très noir (une certaine scène, que je ne citerais pas, fait froid dans le dos !)

Dominé par un Clive Owen possédé en grand médecin cocaïnomane, The knick est clairement une série qui mérite le coup d’oeil, qui montre que la médecine de cette époque était relativement différente de celle que l’on connait aujourd’hui.


The Leftovers :

The Leftovers nous montre un monde ou 2% de la population mondial a totalement disparu, sans aucune explication. 3 ans plus tard, on découvre comment la petite ville de Mapleton vit ce drame.

Si le pitch me faisait penser à la série Les 4400, The Leftovers n’a finalement rien à voir avec cette dernière. Je ne cache pas que cette série m’a laissé perplexe au départ, plutôt étrange dans son ambiance, il m’aura fallu finir la première saison pour réellement accroché au show. Même si je lui reproche quelques éléments ridicules, la série arrive à nous proposer quelques épisodes exceptionnelles (celui consacré au prêtre !) et arrive à avoir un pouvoir de fascination que je n’avais encore jamais vu avant. Au final, après cette première saison, on découvre que The Leftovers est bien loin des séries à mystères du genre de Lost ou des 4400, et ce ton absolument unique me donne beaucoup envie de voir la saison 2 qui arrivera.


True Detective :

Doté d’un casting exceptionnel avec Woody Harrelson et Matthew McConaughey totalement habité en flic qui a essayé toute les drogues. La série nous embarque dans une enquête longue de 17 ans. Si les premiers épisodes peuvent paraitre un peu long, c’est pour mieux poser une ambiance toute particulière à la série et la réalisation est absolument incroyable, notamment ce plan-séquence hallucinant à marquer d’une pierre blanche.

Au final, j’ai tellement adhéré à cette série, que je l’ai regardé deux fois de suite, et même après 2 visions, je n’hésite pas à le dire, True detective se présente comme un long film de 8 heures (8 épisodes d’une heure !) et arrive à se placer au niveau d’un thriller comme Seven, ni plus, ni moins !


Fargo :

La série Fargo, c’est clairement la définition de ce qu’est un bon remake. Adapté du film culte des frères Coen, le show nous présente certains personnages qui font penser à ceux du film, mais l’histoire est totalement différente. Dès son pilote, Fargo nous présente un show à l’humour noir, et fait clairement penser au meilleurs des films des frères Coen. Aussi bien dans son casting, que dans ses dialogues, dont certains sont devenus immédiatement culte.

N’oublions pas que la série nous à apporté l’un des meilleurs personnages de l’année en la personne de Lorne Malvo, véritable pourri interprété avec brio par Billy Bob Thornton. Avec True detective, Fargo nous prouve que l’univers des séries à franchi un nouveau cap cette année !

Maintenant, passons aux bandes-originales, car cette année fût une très bonne année pour les BOphiles avec d’excellentes partitions de certains compositeurs, voici donc un petit florilège de celles qui tournent en boucle depuis un certains dans mon baladeur :

Cold in July :

Avec ses morceaux faisant penser au meilleur de Carpenter, il m’en fallait pas plus pour que j’écoute cette BO en boucle, instituant une ambiance très eighties au film. Jeff Grace ne se cache pas s’être inspiré du cinéaste culte, et c’est tant mieux, car ce genre de BO très old-school fait du bien au cinéma !

The Leftovers :

Si la série The Leftovers à un tel pouvoir de fascination, c’est aussi grâce à sa BO. Pas franchement la meilleure si on est en pleine déprime, mais sinon, la musique permet de se plonger totalement dans l’ambiance. Utilisant essentiellement le piano, je salue Max Richter pour son boulot, car même si on adhère pas à la série, difficile de ne pas admettre que la BO est impeccable !

Fargo :

En plus d’être une série exceptionnelle, Fargo s’approprie aussi une sacrée BO, Jeff Russo reprend le thème original du film et arrive à s’en approprié totalement pour nous proposer de très bonnes partitions. Avec ce magnifique score, Fargo ne nous donne pas l’impression d’être devant une série, mais plutôt devant un grand film, clairement !

Interstellar :

Et la palme des meilleurs BO de l’année revient à Hans Zimmer pour Interstellar. Honnêtement, Zimmer doit signé l’une de ses meilleures partition depuis des années, il paraitrait qu’il l’a composé sans avoir vu aucune image du film, et pourtant, ça s’accorde tellement avec le long-métrage de Nolan que c’en est bluffant ! Une Bande-originale absolument parfaite, qui permet d’accrocher un peu plus à cette grosse claque qu’est Interstellar !

Voilà donc ce que j’ai trouvé de meilleurs en 2014, même si je ne cache pas que j’ai trouvé l’année 2014 assez décevante au niveau du cinéma. Maintenant, il n y a plus qu’à patientez pour l’année 2015, qui s’annonce riche en grosse sortie, entre Avengers : Age of Ultron, Jurassic World (j’en attends rien, perso !), Star Wars 7 ou encore Mad Max : Fury Road (pour moi, ce sera ça la claque de 2015 !), en espérant que l’année nous réserve quelques surprises inattendu.

Pour ce qui concerne les séries, j’attends de voir ce que donneront les saisons 2 de Fargo et True detective, en espérant qu’ils arrivent à réitérer le même exploit que leurs excellentes premières saisons.

A noter que je n’ai pas parler des flops de cette année, car c’est tout de même plus agréable de parler des choses qu’on appréciés, que l’inverse. Bref, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et une très bonne année, on se dit à l’année prochaine tout le monde !

[Critique] It Follows

It-Follows

Il y a maintenant près de 3 mois, j’avais passé une journée au festival de Deauville, j’en avais d’ailleurs profité pour vous livrer la critique de Sin City 2, mais j’avais oublié que j’avais fait une jolie découverte en ayant vu le film It Follows, un film qui n’arrivera pas avant le 4 février dans nos salles.

Le pitch est un peu particulier, car on y suit Jay, une fille de 19 ans, qui, après avoir eu une relation sexuelle, va se retrouver constamment suivie par une étrange entité. Un pitch plutôt particulier et étrange qui donne un film qui m’a rappelé les bonnes heures du film d’horreur des années 80.

D’ailleurs, cette volonté de retrouver le cinéma de genre de l’époque se retrouve dans une scène au début, ou des personnages vont au cinéma et l’aspect de la salle fait plus penser à une salle de cette époque qu’à une salle actuelle. Surement une preuve de l’amour que le cinéaste porte au cinéma de cette époque, mais permettant aussi de donner au film un aspect étrange et quasiment irréelle, ce qui donne une patte particulière au long-métrage.

Cette ambiance si particulière permet au film une patte surréaliste et bienvenue dans le cinéma trop stéréotypé d’aujourd’hui. D’ailleurs, les premières minutes du film laisseraient croire à un slasher vu et revu, une lycéenne court dans la rue en panique, nous laissant croire qu’un tueur au masque de Scream allait surgir pour la tuer avec son célèbre couteau. Mais finalement, on ne voit rien derrière elle, la jeune fille s’isole sur une plage en larme, s’ensuit alors un plan tétanisant et inattendu qui à fait pousser quelques cris à quelques membres de la salle. Le ton est donné, si It Follows pouvait faire penser à un slasher de plus, il en reprend quelques codes, pour mieux s’en éloigner.

Ce pitch sur le fait que le personnage principal soit constamment suivi par une entité donne lieu à une ambiance toujours angoissante, et la réalisation permet d’être toujours sur nos gardes. En effet, même dans une scène lambda, la caméra laisse imaginer une personne est en train de suivre le personnage, peut-être est-ce juste une personne qui marche innocemment derrière, ou est-ce l’entité ? En témoigne cette scène dans le lycée, ou les personnages font une recherche, la caméra tourne doucement pour alterner entre les protagonistes principaux et l’extérieur où on verra les étudiants dehors, mais une étrange femme se tient debout un peu à part, et avance de plus en plus à chaque fois que le plan revient vers l’extérieur, une scène qui n’a pas l’intention de faire de « jump-scares », mais qui laisse une pression constante. Mais quand le film décide de faire dans les scènes d’angoisse, il le fait très bien, provoquant quelques scènes de vraie terreur.

En effet, on sent le film comme une lettre d’amour au cinéaste culte, que ce soit l’ambiance, certains plans, ou même dans sa magnifique BO, j’ai cru me voir devant un film de Carpenter, sachant que ce dernier est l’un de mes réalisateurs préféré, j’ai forcément beaucoup aimé It Follows.

Mais si j’en ai cité les qualités, le film fait quand même défaut dans son dernier quart, en effet, on notera un final qui fait un peu trop dans le slasher traditionnelle, alors que le reste du film s’en éloignait, mais aussi une fin qui m’a plutôt déçu.

Au final, It follows est une belle surprise que je conseille au fan de cinéma de genre, même s’il ne mettra pas tout le monde d’accord et que la fin est décevante, il faut quand même se faire sa propre idée sur ce petit ovni.

Note : 7/10

(Si le final aurait été moins décevant, j’y aurais facilement mis 8 !)

[Critique] Interstellar

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Un nouveau film de Christopher Nolan, c’est toujours un événement en soi. Non-content d’avoir relevé Batman après le désastre qu’était Batman & Robin, film qui avait quasiment tué le personnage à l’époque. Mais, le bonhomme est aussi réputé pour ses autres films, notamment quelques pépites comme Le Prestige ou Inception. D’ailleurs, s’il y a un élément ou Nolan est doué, c’est dans le mystère qu’il fait planer autour de ses projets, si pour sa trilogie Dark Knight, c’était impossible de laisser planer le doute, pour les autres, Nolan arrivait à nous faire baver sans même savoir à quoi s’attendre !

Je me souviens des premières annonces du film Inception, on ne savait absolument pas de quoi ça allait parler, et le tout premier teaser laissait apercevoir la fameuse baston ou les personnages étaient en lévitation. Je m’étais pris ça dans la tronche sans même savoir à quoi m’attendre, mais je n’avais qu’une attente, voir ce film ! Pour Interstellar, ce fut similaire, Nolan nous avait juste sorti un teaser où l’on voyait Mathew McConaughey dire adieu à sa famille, et ça nous laissait entendre qu’il allait partir dans l’espace, le reste, on n’en savait rien. Et bien, pour que vous appréciiez un minimum ce film, je n’en dirais pas plus, car ce film s’apprécie bien plus si vous ne savez pas vraiment à quoi vous attendre.

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Vous aurez quand même deviné que Nolan signe ici une épopée spatiale, et, j’éviterais de le comparer à 2001, L’odyssée de l’espace. Non, parce que c’est un peu à la mode aujourd’hui, on a un film qui se déroule dans l’espace, tout le monde va allez le comparer avec le chef d’œuvre de Kubrick. Appréciez donc un film (où ne l’appréciez pas, c’est selon les gouts !) sans en faire toujours une comparaison avec une autre œuvre.

Bref, pour en revenir au film, si vous en avez l’occasion, je vous conseille d’aller voir une projection en 70 mm (telle que le voulait Nolan !), malheureusement, les salles qui le projettent de cette manière se comptent sur les doigts d’une main. Mais si vous avez la chance d’habiter à côté d’une salle qui le diffuse de cette manière, profitez-en, pour ma part, je ne l’ai vu qu’en projection traditionnelle, et l’expérience fût bluffante malgré tout !

Cependant, il ne faut pas s’attendre à une expérience similaire à Gravity, si le film d’Alfonso Cuaron permettait une immersion totale dans l’espace, le long-métrage de Nolan, même s’il dispose de scènes dans l’espace absolument somptueuses, est loin d’être aussi immersif que Gravity. Non, tout l’intérêt d’Interstellar réside dans ses personnages, leurs histoires ainsi que leurs péripéties.

Doté d’un casting exceptionnel (avec, en tête, le génial Matthew McConaughey), ce n’est finalement pas l’histoire qui fait l’intérêt du film (si elle
a l’air complexe au départ, on se rendra compte qu’elle n’est pas si compliquée que ça au final.) mais le film dispose de scènes tellement belles que j’en ai eu des frissons.

Si j’ai dit plus haut que les scènes spatiales n’étaient pas aussi immersives que Gravity, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas été happé par cette histoire. En effet, l’immersion est totale, non pas par ses scènes spatiales, mais par tout son ensemble. On reste avec tous ses personnages, que ce soit ceux qui sont en pleine mission spatiale, ou ceux qui sont encore sur terre.

Pour la bande originale, le plus regrettable est de savoir que l’on ne pourra pas avoir la BO dans son intégralité avant le 17 novembre, car oui, la partition créée par Hans Zimmer est, encore une fois, une pépite ! D’ailleurs, le film aurait peut-être eu moins d’impact sans cette sublime partition.

Au final, oui, Interstellar en laissera surement certains de marbres, mais si l’on arrive à se faire complètement happer par cette expérience spatiale totalement jubilatoire, alors les 2h50 de films passeront à une vitesse folle, et vous aurez du mal à vous levez après avoir pris ça dans la tronche, une nouvelle fois, merci Maitre Nolan !

Note : 10/10

[Critique] Les gardiens de la galaxie

On n’y coupe plus, les films Marvel, on y a le droit tous les ans, et à chaque fois, c’est un carton au box-office ! Pourtant, Marvel à quand même pris un sacré risque en adaptant les gardiens de la galaxie, d’une part, parce que Les gardiens de la galaxie ne sont pas les personnages les plus célèbres de la maison des idées, mais surtout parce que l’univers était ultra casse-gueule ! Bah oui, l’équipe présente un raton laveur qui parle et qui adore utiliser une mitraillette, et Groot, une espèce d’arbre qui parle et qui ne sait dire que « I am Groot ». Bref, dans le genre improbable, fallait oser en faire un film. Et Marvel n’a pas fait les choses à moitié, car elle a aussi pris des risques en choisissant le réalisateur.

En effet, James Gunn était connu pour avoir fait ses débuts chez Troma, une société de production spécialisée dans les films gore et rigolos, bref, du bon gros nanar bien fendard ! Mais le bonhomme avait aussi réalisé Horribilis, un sympathique film d’horreur, ainsi que Super, un film un peu dans la veine de Kick-ass, mais en bien plus trash ! Bref, James Gunn est un réalisateur plutôt atypique, assez éloigné de la firme Disney, c’était donc surprenant.

Et pourtant, qui aurait cru que ce mélange nous décrocherait une parfaite réussite ? Car oui, cette adaptation des Gardiens de la galaxie s’avère être une réussite, et figure désormais parmi les films les plus réussis de Marvel.

Le film reprend l’équipe qui s’est formée en 2008 dans les comics, et nous montre donc un groupe de héros qui va se former, un peu malgré eux, pour sauver la galaxie. Là ou James Gunn a réussi son coup, c’est que, contrairement à tous ces films de super-héros qui veulent être encore plus sombres que les volets précédents, Les Gardiens de la galaxie s’est annoncé, dès le départ, comme un film fun, décomplexé, et pas prise de tête. Et c’est le cas, car on ressort en se disant que c’est peut-être le film le plus cool de l’année.

D’une part, à défaut de nous offrir une BO pétaradante pour lequel on pouvait s’attendre pour un blockbuster de ce genre, James Gunn nous offre une soundtrack funky, bourré de tubes des années 70, et ça marche totalement ! Ça rajoute un peu à l’esprit du film, et lui donne une patte bien particulière. On voit aussi que Gunn a été nourri, comme une bonne partie d’entre nous, aux films des années 80/90, du coup, on se sent un peu comme dans un bon trip old school, même si les effets spéciaux sont de notre époque, reste que dans le traitement des personnages, la mise en scène, ou encore les vannes, on sent une bonne patte eighties !

La réussite tient aussi dans son casting, avec, dans le rôle principal, Chris Pratt, qui à subit une réelle transformation pour son rôle. Si vous voulez voir à quoi il ressemblait avant, je vous conseille de regarder l’hilarante série Parks and recreation, ou il joue le rôle de « Burt Macklin : FBI » (si vous regardez la série, vous pigerez !). Un Vin Diesel en Groot qui a juste eu à apprendre la phrase « I am groot » (gros point noir pour la vf avec le : »Je s’appelle Groot », doublé par Diesel lui-même), Zoe Saldana, crédible en Gamorra, mais aussi l’excellent Rocket Racoon doublé par Bradley Cooper. Ce qui me posait un peu plus problème, c’était l’annonce de Dave Bautista en Drax le destructeur, même s’il à le physique de l’emploi, je l’avais déjà vu dans d’autres films, et soyons clair, il était très mauvais. Heureusement, ce rôle lui correspond un peu plus, et ça passe très bien, mes craintes n’étaient pas justifiées.

Bref, ces Gardiens de la galaxie s’avèrent être une réussite totale et figure désormais dans ma liste des Marvel préféré. Un film qui fout autant la patate en sortant de la salle, c’est rare et ça fait du bien ! Et surtout, en tout bon fan de Marvel, resté après le générique pour un petit clin d’œil, et lisez aussi le texte qui est à la fin du générique, une petite blague s’est incrusté dedans.

Ah oui, j’oubliais, si vous avez aimé le film, je vous conseille de lire l’édition Héritage, disponible juste ici, qui raconte la formation de l’équipe de 2008, et qui vous permettra d’appréhender le nombreux clins d’oeil du film. Un achat indispensable !

Note : 9/10